‹ Le paratonnerre comedievaudeville en deux actesChapitre 43 sur 104 · LA P1GE0»MÉRE · texte numérisé non relu

LA P1GE0»MÉRE

Veux-tu bien te taire, brutal, ou je te £ais bâtonner par mes gens. -

GUILLAUME

Vos gensses! qu’ils y viennent vos gens se. Je les gruge tous comme des grains de sel. — Je veux ma femme. Il me faut ma femme. (En ce moment on voit Marielle et Hélène traverser le théâtre.)

LA PIGEOISMIÉRE.

Sortez, drôle.

GUILLAUME

Je ne sortirai qu’avec ma femme, que j’aime encore, comme un lâche que je suis... Les agaceries de la vôtre ne me la feront pas oublier, entendez-vous !

LA PIGEONMÉRE, surpris.

Qu’est-ce qu’il dit! Les agaceries de la mienne?..

^ GUILLAUME, mettant aussi la main dans sa veste.

Oui, les agaceries de la vôtre, et, pour me venger de vous, je vais tout vous dire. Elle était là il n’y a qu’un instant, madame votre épouse... elle me faisait aussi des cajoleries enveux-tu, en v’ià, madame votre épouse...'

, LA PIGEONNIÉRE.

Comment, malheureux ! lu as l’audace?.,.

GUILLAUME, continuant.

Elle me répétait avec sa petite voix flûtée : Osez, osez, et, j’ai osé 1

LA PIGEONmÈRE.

Tu vas payer ton mensonge ! (ll cherche' à son côté ion épée absente.)

GUILLAUME, reculant effrayé. ^

Touchez pas..! (Riant.) Ah! il ne l’a pas... (Se rapprochant et ,

avec fatuité.) Je me suis contenté de lui baiser la main, à madame vot’ épouse; mais si j’avais voulu...

LA PIGEONNIÈRE, cherchant encore son épée du geste.

Ab! par exemple, c’est trop fort. ■

GUILLAUME

^ Puisqu’on vous dit que vous ne l’avez pas... (Élevant la voU l dncèté delà porte de gauche.) Marielle, je t’ordonne de sortir, i

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