‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 104 sur 229 · CLOITRE · texte numérisé non relu

CLOITRE

A travers les barreaux des branches sans feuillages, Je vois le paysage enfermé, les villages

Blancs, les prés verts, les lacs bleus, les pics à foison; L’incarcération de tout un horizon

Qui me regarde et que je vois sous les grillages

De ces vivants barreaux de porte de grison.

Cette campagne grave et préraphaélite

Sous le froc vert et brun de sa robe d'élite,

Des yeux bleus de ses lacs qui semblent des émaux, M'envoie un doux regard à travers les rameaux, Comme un terrestre et triste adieu de carmélite Dont le lointain murmure articule des mots.

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