CLOITRE
A travers les barreaux des branches sans feuillages, Je vois le paysage enfermé, les villages
Blancs, les prés verts, les lacs bleus, les pics à foison; L’incarcération de tout un horizon
Qui me regarde et que je vois sous les grillages
De ces vivants barreaux de porte de grison.
Cette campagne grave et préraphaélite
Sous le froc vert et brun de sa robe d'élite,
Des yeux bleus de ses lacs qui semblent des émaux, M'envoie un doux regard à travers les rameaux, Comme un terrestre et triste adieu de carmélite Dont le lointain murmure articule des mots.