POUSSE CAFÉ
Le petit bouquetier, le fleuriste drôlet Sous son turban de chiffe,
La culotte flottante au mi-nu du mollet Est fier comme un calife.
Il fume et se parfume et sans aucuns tàâtons Trouve ce raffinage
De humer des cafés où, par vivants boutons, La fleur d'oranger nage.
Sous ce soleil brûlant comme un auto-da-fé, Où les ombres sont rousses, Il à trouvé le vrai, le seul pousse-café C'est le café des pousses.