‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 220 sur 229 · CIII · texte numérisé non relu

CIII

ABOMINATION Pour plaire au roi Guézo, son fils le roi Gléglé Sur la tombe du prince ordonne qu’étranglé Soit au moins un millier de captifs et de bêtes, Il s’agit au défunt d'envoyer par ces têtes Des nouvelles du trône. A qui l’édifia, Des piastres de cowri, deux pois de tafia Furent pour frais de route. Un ou deux cabacères! Entament l’ambassade, et se chargent, sincères, Noyés sur tabouret, coulés sous parasol De renseigner le roi qui pourrit sous le sol. Quatre nègres élus lui mènent un carrosse Qu'ils ont auparavant astiqué d’une brosse.

Puis viennent les captifs jusques à dix-sept cent Quarante-cinq verser leur message de sang Dans la fosse entr’ouverte à coups de calebasses A mesure puisant en deux citernes basses De cinq mètres de large et.de huit de profond, Dont jamais on ne voit se découvrir le fond.

L’eunuque du feu roi, doit, lui, descendre en vie. D’une femme parée, une tête est suivie D'une tête de loup, de biche, de mouton, De bœuf, poule, canard, et pintade et dindon.

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