‹ Le pardon; comédie en trois actesChapitre 13 sur 37 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GEORGES

Nous n'y penserons même jamais?

SUZANNE

Jamais.

Georges l'attire, elle s'incline, il la baise sur le front. GEORGES.

Et maintenant, essayons de vivre! (un long silence. Suzanne est

immobile : Georges se promène dons le salon.) Ta mère Va bien? SUZANNE.

Pas trop.

GEORGES

Qu'est-ce qu'elle a?

SUZANNE

Rien de sérieux. Ses névralgies.

GEORGES

Oui, le changement de temps.

SUZANNE

C'est probable.

Un silence.

GEORGES

Par quel train es-tu venue?

Par le train de cinq heures. Thérèse m'attendait à la gare.

GEORGES

Et tes bagages?

SUZANNE

Thérèse a dit qu'elle les enverrait prendre.

GEORGES

Ah ! à propos, nous dînons chez elle, ce soir. Tu feras la connaissance de son mari. C'est un ancien camarade à moi.

SUZANNE

Oui, je sais.

Un silence.

GEORGES

Mais... j'y songe... après ce long voyage... par cette poussière... Veux-tu passer dans ma chambre?

Volontiers.

SUZANNE

GEORGES

Tiens, c'est par ici. (ii ouvre la porte de gauche.) Tu vois, la maison n'est pas mal... Presque un petit hôtel, entre cour et jardin... Et je ne paye pas ça trop cher... C'est une occasion... Imagine-toi...

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