‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 47 sur 89 · R 05 B LINON · texte numérisé non relu

R 05 B LINON

Assez!... je sais que je touche à une heure décisive de ma vit*. Jeunesse, dignité, pudeur, tout co que j’ai perdu, profané, jeté au tourbillon de mes folies... peut-être puis-jn le ressaisir et le retrouver dans ce dernier amour. Aussi, coûte que coûte, je veux que Kernoël soit à moi, car avec lui je sens que je peux recommencer ma vie.

miciiei. clatz, ironiquement.

Ah ! très-bien! nous jouons aux Madeleines repenties. C’est fort beau. Seulement, je vous le répète, je ne sais qui diable est allé donner l’éveil à la police. Ce n’est certes pas moi! Toujours est-il qu’on s’est inquiété de l’opulence de Kernoël , et qu'on a fait aujourd’hui même une perquisition chez les Goguclu. De sorte que si vous aimez cet intéressant jeune homme vous ferez bien de lui donner un conseil, celui de s'éloigner de Paris au plus vite.

rose linon.

Lui, me quitter!... Non, non, je ne veux pas qu'il parte.

MICHEL CLATZ.

Mais, songez-y, la police peut venir ici dès demain.

11088 linon, pensive.

Vous... vous croyez?

MICHEL GLATZ

Sans doute. Et si on l’interroge, que répondra-t-il?

ROSE LINON

Rien... il m’a conté son entrevue avec Mac-Trévor, et je sais qu'il a d’excellentes raisons pour garder le silence. Hn effet, si on l'interroge il ne peut répondre, U ne répondra pas.

MICHEL CLATZ.

Eh bien, alors...

rosi linon, a elle-même.

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