ACTE I, SCÈNE V
IIOEL.
Oui? Eh bien ! nous en causerons en soupant.
CORENTIN
En soupant?
HOEL.
Tu n’as pas l’habitude de te coucher sans souper, je -sup- • pose ?
CORENTIN
Non, mais...
IIOEL.
Nous avons trois grandes heures devant nous. C’est plus qu’il n’en faut pour manger un morceau, et vider une bouteille.
Oui, mais...
HOEL, tirant un écu de sa poche .
Tiens! si ta cave et ton buffet sont à sec, voici de quoi aller aux provisions! Laisse le cidre aux mendiants et prends-nous du vin. Le cabaret d’Yvon est tout proche, et tu seras revenu dans un moment.
CORENTIN
Un écu!...
HOEL.
Le dernier que j’ai gardé toute une année au fond de ma poche. Mais qu’importe un écu à qui remuera demain les louis d’or à la pelle!
CORENTIN, prônant l’argent.
llein?.
HOEL.
Va, va, je te conterai cela tout à l’heure.
CORENTIN
Des louis d’or!... • >
HOEL, le poussant par l'épaule.
Mais, va donc!
CORENTIN
Soyez tranquille. Je ne vous ferai point espérer longtemps, (ttpwna
un panier et »ort en courant.)