ACTE I, SCÈNE VII
HOEL.
Au diable !
CORENTIN
Eh ! de grâce, un moment !
Avant de partir, je veux boire !
Le temps de boire seulement!
A la bonne heure !
CORENTIN, à part.
Hélas! j’enrage
De n’avoir pas plus de courage !
(Haut.)
Un trésor!
HOEL.
Un trésor !
Allons, bois encor !
La chose est-elle bien certaine?
IIOEL.
Pour toi quelle bonne aubaine !
CORENTIN
Je n’ose y croire encor!
HOEL.
Vas- tu trembler encor?
CORENTIN
Un trésor! t
HOEL.
Un trésor !
ENSEMBLE
Un trésor!
(corentiu prond la bouteiUu et boit à mi'ine.) CORENTIN.
Allons, je suis prêt â vous suivre Et le vin me délivre De ma sotte frayeur!...
Il O H L.
Tu n’as plus peur Ÿ CO RENTIN.
Je n’ai plus peur!
ENSEMBLE
Sans nous étonner Et sans retourner La tête en arrière,
Gagnons la clairière,
Et d'un pied hardi Vers le val maudit
Marchons!... c’est dit !...
(La nuit est tout à fait tombée. — Le fond du théâtre est (dongé dans l'obscurité.)
II O E L , entraînant Corentin.
Allons!
CORENTIN
Allons ! ( Au moment où Us vont franchir le seuil de la cabane, on entend ddns le lointain le son d'une clochette. )
HOEL.
Chut!
CORENTIN , inquiet.
Ah ! mon Dieu I
Il 0 EL.
C’est lo son lointain do la clochette magique !
D I N O R A II 9 paraissant sur la colline •
C’est Bellah !
CORENTIN
Je n’ai pas une goutte de sang dans les veines.
IlOEL.
Tais-toi, poltron!... et écouté!... (on ontend jusqu'à 1a fin du trio le
tintement de la clochette qui eo perd peu à peu dans l'éloignement*)