SCENE \ I
Les Mêmes , BENJAMIN.
BENJAMIN , mis avec une mode arriérée.
Bonjour mon oncle, bonjour ma tante, bonjour ma cousine I
BONNEFOI , à part.
Les bras m'en tombent !
M-""^ BONNEFOI
Qu'il me plaît ainsi !
ÉLISE , à Benjamin.
C'est toujours mon petit cousin d'autrefois, il n'est pas changé I
BENJAMIN
Oui , ma charmante future, toujours le même pour vous aimer... (Bas à sa cousine.) Qu'est-ce que mou oncle a donc?., il a l'air tout drôle!..
ÉLISE , de même.
I! parle du plaisir qu'il éprouve à vous revoir.
BONEEFOI.
Ah ça! Benjamin, tu n'arrives donc pas de Paris?..
BENJAMIN
Si fait, il y a une heure que je descends de voiture, et je n'ai eu que le temps de m'habiller pour le bal!..
BONNEFOI, à part.
Il appelle cela une toilette de bal!..
BENJAMIN
Mais pourquoi cette question?..
BONNEFOI
Je croyais que tu n'avais qu'un habit de voyage ; mais tu n'es guôros à la mode! benjamin.
La mode ! c'est bon pour un propre à rien ; au lieu de m'occuper d'elle, j'ai voulu apprendre un état qui me rapprochât du vôtre, et comme je jiensais toujours à ma cousine , je me suis dit...
BONNEFOi.
C'est très bien... mais quel état as-tu choisi?..
BENJAMIN
Tel que vous me voyez, sitôt que j'ai eu terminé mes classes, où par parenthèse, je n'ai pas beaucoup brillé, je me suis établi passementier dans le quartier des innocens.
ÉLIS A, riant.
Et mon père qui croyait!., ah! ah! ahl
BONNEFOI
Mon ami, je l'aurais beaucoup mieux aimé avec un habit plus à la mode ; mais eu définitif, Il faut le prendre comme lu es, et je t'aimerai comme ça.
M""^ BONNEFOI
Moi, je l'aime mieux.
BON>EFOI.
Les tapissiers et les passementiers peuvent se donner la raain, et je t« donne... celle de ma fille.
ÉLISE
Nous sommes tous d'accord.
M""= BONNEFOl, prenant la main à Benjamin.
Mon garçon, lu as des goûts solides.
BONNEFOI
Allons, décidément, ce n'est pas un dandy I