‹ Le Parlement de Paris de Philippe-le-Bel à Charles VII (1314-1422). Sa compétence, ses attributionsChapitre 238 sur 337 · Chronique d'Enguerran de Monstrelet, édit. citée, ch. xL · texte numérisé non relu

Chronique d'Enguerran de Monstrelet, édit. citée, ch. xL

4. Religieux de Saint-Denis. L. XXIX, ch. 2. — Du Mont, op. cit., t. 1, partie [, p. 306, no coxxx. — Juvénal des Ursins, an 1408.

la perception des droits de mutation prélevés sur eux. Cette ordonnance était celle du 18 février 1407. Mais le duc d'Orléans, qui en avait empêché l’exécution, n'était plus là pour défendre Benoît. |

Les procédés de ce pontife firent cesser les hésitations du Parlement. Le lendemain :il cessa les plaidoiries à neuf heures, se réunit au conseil dans la chambre Verte et délibéra sur la bulle d'excommunication*. Cinq jours après eut licu entre la grande salle et les grandes galeries, devant le roi et les princes, une grande assemblée d’évêques, de docteurs et de membres de l’Université. Jean Courtecuisse atlaqua Benoît XIIT, offrit douze preuves de sa mauvaise volonté et demanda la lacération de la bulle *. Seul l'archevêque de Reims, Gui de Roye, prit la défense du pape *.

Le roi et l’assemblée approuvèrent le discours de Courtecuisse, le Chancelier condamna la bulle présentée par les secrétaires du roi, et ceux-ci, sur son ordre, la coupèrent et la remirent au recteur de l'Université qui la déchira*. Après avoir condamné Benoît, on arrèta ses principaux partisans (21 mai) : Guillaume de Gaudiac, chanoine de Saint-Germain-l’Auxerrois et conseiller au Parlement*,

4. Arch. Nat. X1a 1479 f. 27. — X1a 8602f. 213 vo. — cf, Journal de N. de Baye, t. I, p. 230. — Du Boulay, op. cit., t. 1, p. 245.

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