Religieux de Saint-Denis. L, XXIX, ch
6. Le Religieux de Saint-Denis dit à ce sujet : « Condolentibus inde dominis camere regii paramenti cum de collegio eorum existerel. »
l’évêque de Gap, l'abbé de Saint-Denis?, Nicolas Fraillon * conseiller, et plusieurs autres personnages, sans aucun respect des formes de la justice. Gui de Roye et Pierre d'Ailly ne répondirent pas à une convocation qui leur fut adressée, ils craignaient avec raison d’être emprisonnés. Au mois de novembre suivant, Pierre d'Aïlly n’échappa que difficilement au comte de Saint-Pol chargé de le saisir *. Malgré l'Université, dont l’animosité tournait à la haine, les prisonniers obtinrent d'êtres défendus et parmi les avocats élait Pierre de Marigny'. Sa parole éloquente parvint à faire absoudre et relâcher Nicolas Fraillon (12 septembre 1408), après qu'il eut juré n'avoir pas eu l'intention d'offenser le Roi‘.
Dès le 22 mai, Charles VI avait écrit aux cardinaux qui s'occupaient à Rome de l’abdication des deux p&pes'; peu après 1l fit publier par le frère Pierre-aux-Bœufs l’acte par lequel il plaçait la France hors de l’obédience de Benoît XIII” et dans la neutralité jusqu'à ce que les cardinaux et les évêques se fussent mis d'accord sur le choix d’un pape unique. Le 11 août, les évêques réunis à la sainte chapelle avisèrent aux règles à suivre dans le gouvernement de l’église de France pendant celte neutralité. Leurs délibéra-
L. XXIX, ch. 5. — Cf. : Arch. Nat. X1a 1479 f. 27. — X1a 4788 f. 126. — Journal de N. de Baye, t. I, p. 233.