Arch. nat. X'» 4787, f. 67 v°, 2 mai
2. H. Bordier, commentaires sur un document relatif à quelques points de la coutume de Paris et de lu jurisprudence du Parlement au XIVe siècle dans la Bibliothèque de l'École des Chartes. 2° série t. I. pp. 40S à 410, § 3.
3. Papon, op. cit. 1. XX, titre ix n° 10, arrêt de 1386. — Voir diverses exécutions testamentaires : Xla 1469 f. 146 v°, 24 juillet 1366. Succession de Jean de Pacy. — X«a 22 f. 169 v°, 170; 18 juin 1371.— Xi* 1470 f. :; w, 4 décembre "l372, de feu Miles de Voisines — X«a 27 f. 23; 22 décembre 1377, du Maréchal d'Audeneham. — X'a 1470 f. 157 v°, 7 août 1375 ; de Legier de la Charmoye de la Chambre des comptes, cf. Journal de N. de Baye t. I, pp. 81, 92; an. 1404 de J. Tabari, évèquede Térouanne ; p. 9. an. 1401, de Perrenelle de Crépon — de feu messire Olivier d'Aubigny. X»* 9 f. 57 V, 12 juin 1339.
des testaments1, et confirmait les partages2. Ces procès duraient plusieurs années ; en voici un exemple ; Thomas l'Ecorché, avocat au Chàtelet, soutint devant cette juridiction, un procès avec son oncle maternel, conseiller à la Chambre du Trésor, Aubin de Trie, au sujet des biens laissés par un autre oncle, entré dans les ordres, Thomas de Trie. L'affaire vint en appel au Parlement, en novembre 1406 et ne se termina que le 23 août 1409 par un accord passé entre Jean le Marquant, et Jeannette, sa femme, sœur et héritière de Thomas l'Ecorché, d'une part et àubri de l'autre 3. Aussi bien de nos jours, on n'est pas plus expéditif.
Par suite des variations monétaires, le paiement des legs soulevait des difficultés. Le Parlement, par un arrêt du 18 février 1422', décida que les legs laissés par Nicolas de Lespoisse seraient payés en francs d'or, à raison de seize sous parisis le franc.
Le Parlement veillait du reste à l'entière exécution des volontés des testateurs", mais si elles étaient contraires lux droits ou aux mœurs, il les modifiait ou les annulait :
1. Arch. nat. Xla 9 f. 419 v°, 420, l2r février 1343 : « per arrestum lictum fuit quod dictum testamentum sufficiebat, et vires testamenti >eu ultime voluntatis habebat. » — Il s'agissait de biens meubles et immeubles que le roi revendiquait par droit d'aubaine contre Pierre de Dompans, frère du défunt et d'autres héritiers. Ajournés devant les Requêtes du Palais, ils alléguèrent que le défunt avait, de son vivant, -ain d'esprit, devant le délégué de son curé et plusieurs témoins dignes le foi, fait un testament et les avait nommés ses exécuteurs testamen- .aires. — Cf. X»» 1473 f. 265, 267 v°; 12 et 15 janvier 1386.
2. Tuetey, op. cit., p. 96, et Arch. Nat. X»* 51 f. 106; — X»a U78; f. Ï75 v° ; — Xia 4786 f. 169 v°, 274 v°; — X'a 8300 f. 88.