ADMINISTRATION DES ÉVÊCHÉS VACANTS
S'il entend que les gens d'église se tiennent convenablement, il veille aussi à ce qu'on ne les tourne pas en dérision \
Il envoie des commissaires s'informer de l'état des abbayes et, au besoin, élire des administrateurs du temporel'.
Son intervention se manifestait encore pendant la vacance d'un évêché. Quand, en 1421, le siège de Paris se
1412. Après le rapport des deux présidents le Parlement enjoignit à l'abbé de Citeaux de réformer l'abbaye. L'abbé se rendit sur les lieux avçp l'abbé de Chaliz et tous deux furent d'avis qu'il n'y avait qu'un remède, faire de l'abbaye un couvent de religieux. Le Parlement les invita à réaliser ce changement et à en parier au Pape et au Roi. v. Journal de N. de Baye, t. II, p. 59.
1. Arch. nat. Xla 1474 f. 61 v° ; défense à ceux qui fréquentent le Palais « qu'ds mefacent ou dient aucunes paroles injurieuses, moqueries « ou dérisions des frères prescheurs diz les Jacobins, » et ordre aux huissiers d'emprisonner auChùtelet ou à la Conciergerie ceux qui n'obéiraient pas. — Xla 8, f. 43 v°, Gérard, doyen de Saint-Dizier en l'évèché de Chàlons, ayant été maltraité, ses agresseurs furent condamnés « ad a essendum per sex dies in pilorio, videlicet per duos dies apud Catha- « launum, per duos dies apud sanctum Desiderium, per duos dies apud « Vitriacum, necnon ad essendum per duos menses incarcerenostroapud « Vitriacum, in pane et aqua ». — En 1315, Geoffroy de Berzé, coupable d'avoir souffleté Pierre de Montverdun, archidiacre de Mâcon, fut condamné par le Parlement à faire brûler, lui et ses successeurs, chaque année, à perpétuité, un cierge du poids de 50 livres en l'église de Saint- Vincent, comme réparation de l'outrage fait à Dieu dans la personne de son ministre. [H. Furgeot, Inventaire du château de Berzé. Cabinet Historique, 2e série, t. III. 1878, pp. 148, 149).
2. Arch. nat. Xla 4787. f. 427; vendredi 17 sepembrel40ô : « maistres « J. du Gard et G. Le Clerc sont comrniz à soy informer de Testât de « l'abbaie de Saint-Cyr. » — Journal de N. de Baye. t. I, p. 46 ; 11 octobre 1402 : maistres G. de Viiliers, P. de Oger, P. Lefèvre et R. Mauger, chargés d'élire un administrateur pour les religieuses de Notre- Dame aux Nonnains de Troyes pour gouverner leur temporel par la main du roi, au lieu de Pierre Ciouet, et « par l'auctorité de la court sera ins- « titué le dit gouverneur ou administrateur ». Quant à Ciouet avant d'avoir fait vérifier ses comptes il n'aliénera aucun de ses immeubles ; le