‹ Le Parlement de Paris de Philippe leBel à Charles VII (1314-1422)Chapitre 2 sur 336 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

règne de ce sage monarque. Dès lors, le Parlement est le tribunal suprême de tout le royaume et les légistes qui s'y introduisent en font un puissant instrument de centralisation.

Philippe le Bel développe et perfectionne l'institution. Le ressort s'étend avec les nouvelles acquisitions de la couronne : la Normandie par son Echiquier, la Champagne par ses Grands-Jours, qui ne sont que des assises du Parlement, et le Languedoc par l'auditoire du droit écrit, commission prise par Philippe le Hardi dans le sein de la Grand'chambre, partagée en civile et criminelle, ayant un rôle spécial et des maîtres des requêtes spéciaux, relèvent de ce corps illustre. Philippe le Long supprima cet auditoire devenu inutile, mais l'Échiquier de Rouen et les Grands-Jours de Troyes furent maintenus.

Ces grandes lignes bien définies, étudions l'organisation du Parlement avant les réformes de Charles VII.

La « Curia parlamenli », le Parlement était divisé en trois chambres : l°la Grand'chambre qui représentait l'unité de l'institution et exerçait une autorité incontestée sur tous les membres de la cour. En première instance elle jugeait spécialement les causes intéressant le roi, les pairs, l'Université et toutes les communautés ou personnes placées sous la sauvegarde royale ; en appel elle révisait les jugements des baillis, des sénéchaux et des autres chambres. Les affaires criminelles n'occupaient pas encore une chambre distincte des autres; des conseillers laïques pris dans le sein de la Grand'chambre en prenaient connaissance

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