‹ Le Parlement de Paris de Philippe leBel à Charles VII (1314-1422)Chapitre 29 sur 336 · INTRODUCTION XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXV

Il nous reste encore à parler des avocats et des procureurs au Parlement qui, eux aussi, étaient les auxiliaires de la justice.

Pour être admis comme avocat au Parlement, il fallait avoir prêté le serment très explicite prescrit par les ordonnances, puis s'être fait inscrire au rôle ou tableau; cette inscription exigeait que le candidat eut seize ans révolus, ne fût ni incapable ni indigne, qu'il eût obtenu le grade de licencié en droit civil ou en droit canonique et qu'il jouisse d'une bonne réputation. Après un stage de durée variable, servant à constater l'aptitude, l'inscription devenait définitive. A sa réception, l'avocat versait deux écus pour l'entretien de la chapelle du palais dédiée à saint Nicolas, patron de la confrérie des procureurs et des avocats.

Une fois inscrit au rôle, l'avocat essayait de se faire pensionner par un prélat, un abbé, un puissant seigneur, une ville ou une grande communauté; alors, en effet, il recevait chaque année un traitement fixe et de jolis cadeaux. Son titre d'avocat pensionnaire ne l'empêchait pas d'ailleurs de plaider soit pour les parties qni venaient le demander, soit simplement d'office « par distribution de conseil, » sur la désignation du Parlement. Notons à ce propos que l'assistance judiciaire existait déjà depuis longtemps.

A l'audience, l'avocat siégeait sur des bancs derrière ceux réservés aux conseillers, aux gens du roi, aux baillis et aux sénéchaux. On ne plaidait que trois fois, et à la fin des sessions, quatre fois par semaine, de grand matin et jusqu'à midi; les années où les chaleurs étaient

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