‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 52 sur 144 · Reg. du Parlement. III, 52i : 4 juillet · texte numérisé non relu

Reg. du Parlement. III, 52i : 4 juillet

6. Arch. de Semur, Reg. n" 4,. f° 236 v» : 8 juillet 1592. — 8 francs à Févret pour fourniture de deux queues de chaux employées aux fortifications de la ville, notamment à celles de la Porte-Neuve.

7 Surtout après la tentative faite^ en avril i593, pour surprendre la ville, grâce à des intelligences dans la place (I'.reunot, I. 294-295 : 6 avril 1593) : on apprend a Dijon, au mois de mai, que les habitants de Semur ont fait abattre i)lusieurs maisons, chassé quelques-uns d'entre eux. Malgré ces mesures de défense, le Parlement ne se croyait pas encore très en sûreté à Semur : en juin i593, il exprime sa crainte d'une attaque du prince de Mayenne contre la ville et implore le secours du duc de Nevers (Bib nat.. Fonds français n" 3646, t" 102. — Cf. Pièces justif ., n' XXVII). C'est alors que Cypierre offrit aux magistrats de leur donner asile au château ou de les faire accompagner par sa compagnie s'ils voulaient quitter Semur (Reg. du Parlement, III, 532 : i5 juin i593). A ce sentiment d'insérité se rattache peut-être l'idée du transfert à Beaune du Parlement, après la reddition de cette place, en février 1595 (V. ci-dessous, p. 79).

Le Parlement d'Auxois ne se bornait pas à protéger les villes royalistes contre les entreprises des ligueurs, il tentait de faire flotter sur de nouvelles places la bannière royale. Fremyot en particulier sadonnait à une véritable propagande royaliste. Celui-ci, en effet, chercha à attirer dans le parti du roi le baron de Vitteaux ; mais, comme il était venu négocier avec lui au château de Vitteaux. la mauvaise foi de ses ennemis faillit le perdre : sur vingt-six capitaines présents, vingt-quatre voulaient le retenir prisonnier ; les deux autres, qui avaient juré de respecter sa liberté, empêchèrent la trahison, et. fidèles à leur serment, l'accompagnèrent jusqu'aux portes de Flavigny'. C'était un échec pour la propagande royaliste: mais cette tentative n'en est pas moins à retenir, car, si le baron de Vitteaux fut le plus haut personnage que des magistrats aient cherché à séduire, il est permis d'affirmer qu'il ne fut pas le seul. Nous avons encore, en eff'et, un second exemple précis : l'entreprise « faillie d'estre exécutée » en iSqi. contx^ela citadelle de Chalon.

Il semble que les royalistes aient toujours porté leurs désirs sur la citadelle de Chalon. Dès le début de 1689, Vaugrenant avait tenté de s'en emparer, pour y installer, dit-on, les magistrats qui s'étaient enfuis de Dijon-. Deux ans plus tard, un nouvel effort eut lieu : une conspiration fut formée où fut mêlé le Parlement royaliste: Antoine de Guillermy, sieur de Lartusie, gouverneur de la citadelle de Chalon, ayant manifesté le désir de rentrer dans l'obéissance du roi, des négociations furent engagées par le Parlement d'Auxois. Bénigne Tisserand, conseiller à la Cour, s'y employa particulièrement et fut même contraint, pour suivre la négociation, d'abandonner le devoir de sa charge et d'habiter longtemps, jusqu'à l'arrivée du

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