Discours sur l'entreprise faite contre Chalon, p
6. Discours sur l'entreprise faite contre Chalon, p. 20. — Arch. dép. de la Côte-d'Or, C 456o (Cf. Pièces justif., n° XXIX). — Le bruit courut même à Dijon que Crespy était prisonnier {Arch. mun. de Dijon, B 228, f" 233).
assez plaisamment: « Le conseiller fut seul qui se trouva heureux au cours de l'airaire, pour ce qu'il dormit jusques à huict heures du matin et ne sccut rien de ce qui estoit advenu que le midy ne fut passé i. » Il resta près d'un an à Chalon et ne fut relàclié que sur payement de sept mille écus, le II juin i5()a-. La joie moqueuse des ligueurs éclata à la nouvelle de l'affaire, et la participation ti*op évidente du Parlement d'Auxois à la conspiration, ainsi que la mésaventure arrivée à l'un des magistrats dissidents, excitèrent l'ironie, en même temps que la colère de la Cour ligueuse : Legouz de Vellepesle, le 19 juin, proposa de congratuler au nom de la Compagnie, Lartusie pour sa belle action ^ et quelques jours après, la Cour ordonnait de faire le procès aux conspirateurs *. Grande avait donc été la part prise par le Parlement dans la conduite de lafl'aii'e de Chalon ; mais le succès ne répondait pas toujours pux intentions des Parlementaires.
Nous venons de voir des magistrats employés dans des négociations secrètes avec les ligueurs ; ces magistrats ou d'autres s'occupaient encore de la guerre proprement dite, rassemblaient des soldats, des Suisses notamment, prenaient soin des approvisionnements de l'armée en munitions ou même combattaient sur les champs de bataille. Dès le 3o nov. iSgo, d'Aumont, s'apprêtant à venir en Bourgogne avec une armée, chargeait les présidents Fremyot et de Crespy de ramasser beaucoup d'argent et de faire provision de poudres et de boulets pour que les opérations