‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 64 sur 144 · Heg. du Parlement · texte numérisé non relu

Heg. du Parlement

de 1090, et. à cette assemblée d'Etats, l'une des premières questions soulevées lut celle des emprunts; la nécessité faisait loi. et sur la proposition de Fremyot et deTavanes l'assemblée décida « pour le soulagement du pays et ayant esgard à sa pauvreté et nécessité », d'emprunter cinquante mille écus, dont les Etats s'établiraient caution pour Sa Majesté *. Les négociations auxquelles donna lieu cet emprunt se poursuivirent pendant toutes les années suivantes. Entre temps, des emprunts plus minimes étaient contractés pour assurer au jour le jour la vie du parti-. Les magistrats tout particulièrement s'occupèrent de régler la question du grand emprunt ; dès la fin de mai, le conseiller Gothenot rapporte l'olTre faite par « un seigneur d'Allemagne » de prêter au roi ou aux Etats de Bourgogne cent cinquante mille écus moyennant hypothèque sur le comté de NeuchâteP. Les Elus n'ayant pouvoir pour ce faire, refusent, et préfèrent contracter en Suisse avec les cantons de Schaffouse, Zurich, Bàle et Berne* ; cet emprunt suisse monta de So.ooo à ^0.000 écus, et c'est un avocat au Parlement, Claude Mochet, qui fut chargé de se rendre en Suisse pour négocier \ Mochet, de retour, signale, le 5 décembre iSgi, le demi-échec de son voyage : les « magnificques seigneurs des cantons de Zurich, Berne. Basle, Zchafouze et ville de Sainct-Gal », avaient refusé le prêt, à moins de sérieuses promesses de dédommagement, contenues dans un projet de contrat par

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