Arch. mun. de Dijon. B a'i-A, f° 55 v : p' juillet
du prince de Mayenne', du vicomte de Tavanes^ n'inauençaienl en rien les décisions du l»ailenienl, et, malgré les injonctions de Franchesse' et les ordres du duc de Mayenne*, la Cour continuait à refuser la réception de La Verne et poursuivait son procès. Ainsi les nuigislrats s'abandonnaient à leur rancune contre un ligueur de marque, l'ancien maire lui-même, et ne ciaignaient point de désobéir aux autorités ligueuses. Ln fierté parlementaire renaissait et la séparation de la Cour et de la Ligue s'affirmait.
Le conflit plus direct qui éclatait à ce moment même entre le Parlement et la Chandu-e de Ville achevait de détacher les magistrats de l'Union. En juillet i594, la question des, garnisons, vieille question déjà, « forme locale de la grande question de la paix ou de la guerre ' », se posa à nouveau, et l'opposition de tous à l'entrée de troupes à Dijon se fit plus opiniâtre. La Cour fut amenée à prendre parti. Le 4 juillet, en elTet. on délibérait à la Cour sur la proposition faite par la Mairie de prendre une garnison ; d'assez vives discussions éclatèrent, et quelques-uns des magistrats allèrent même jusqu'à dire que la guerre n'avait plus raison d'être depuis la conversion du roi. Quoi qu'il en soit, l'avis de la Cour fut de demander une trêve au parti ennemi pour faire les ré-
1. Henri de Lorraine, prince de iMayenne, fils du duc, ne à Dijon en 15^9, gouverneur de Bourgogne depuis le 20 mars i593.