‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 99 sur 144 · DnouoT, op. cit., p. i · texte numérisé non relu

DnouoT, op. cit., p. i

coites, au lieu de prendre des gens d'armes '. Tel ne fut pas l'avis des ligueurs, et l'arrêt de la Coui', blànic par la Chambre de Ville et parles ecclésiastiques, fut rejeté', non sans injures proférées contre le Parlement et les magistrats ; l'cchevin Royliier alla jusqu'à dire que « l'avis de la Cour n'avait été bien digéré et qu'il avait été fait par gens politiques, hérétiques et alhéistes »'. Devant une telle conduite, l'impatience des magistrats ne se contint plus : Jean Fyot puîné et Jean Gagne en particulier manifestèrent leur colère et leur intention de résister à la Chambre de Ville ^. La Cour, enhai'die, rendit contre la Mairie un arrêt très ferme, déclarant que si, désormais, la Chambre de Ville désirait avoir son avis, elle viendrait elle-même le chercher au Palais \ La réplique de la Mairie ne se fit pas attendre : elle protestait de son respect du Parlement, mais revendiquait hautement et énergiquenient ses droits et ses privilèges". Or, la Cour se sentait soutenue par le peuple, qui se déclarait prêt à la suivre et désapprouvait la violence à l'encontre du Parlement du carme Bullet'. Le conflit tendait à s'envenimer, lorsque la Chambre de Ville feignit de céder et d'adhérer au projet du Parlement, c'est-à-dire à la demande d'une suspension d'armes ; mais son désir d'avoir l'avis du prince de

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