‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 101 sur 198 · BOUQUET · texte numérisé non relu

BOUQUET

APaimpol, un soir, tandis que la lune Éveillait au large un chant de marin , Nous avons tous deux cueilli sur la dune Ces touffes de menthe et de romarin.

Et ces œillets-ci, c'est un soir, à Gàvre, Pris à la douceur qui s'exhalait d'eux, Cest un soir d'amour, à l'angle d'un havre, Que nous les avons cueillis tous les deux.

iO

Mais ce triste brin de pariétaire,

Je l'ai cueilli seul en pensant à toi,

Un soir plein de cris, d'ombre et de mystère,

Sur les rochers nus de Saint-Jean-du-doigi.

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