LJ5: MOULIN DU DIABLE
lEÙ ! le joli petit moulin Que possédait mon ami Pierre !
Sous le lierre Et le jasmin, Dieu ! le joli petit moulin !
On entendait jusqu'au village Le joyeux tic-tac qui troubla Longtemps le rustique hermitage.
Le diable avait passé par là !
Les fillettes des alentoiu*s
En souriant levaient leurs tètes,
Les coquettes
Dans leurs atours !
Les fillettes des alentours Se demandaient avec mystère :
Laquelle de nous séduira Le beau meunier célibataire ?
Le diable avait passé par là !
HENRI MAUGER. tl^â
Quand on a Tembarras du choix, Mieux vaut aimer à Taveuglette
Pâquerette
Ou fleur des bois, Quand on a l'embarras du choix.
Mais, entre toutes, la mignonne Vers qui son cœur, enfin, vola, Fut Rosette — Dieu lui pardonne ! — Le diable avait passé par là !
Que ne fait-on pour de beaux yeux ?
Rosette devint la meunière,
Toute fîère
Et lui joyeux.
Que ne fait-on pour de beaux yeux?
Mais la petite était volage Et frivole. Elle s'ennuya; Huit jours après le mariage, Le diable avait passé par là !
Le vent emporta le moulin.
Un soir, qu'à la fête voisine,
Sa Rosine
Dansait un brin.
Le vent emporta le moulin.
Plus de moulin, plus de meunière, La vieille histoire que voilà !
Il en mourut le pauvre Pierre :
Le diable avait passé par là ! .
FRANCIS MI^LVIL
PAT ni À
KXTin:\IK OUI KM'
Cn-x, (VAsit*. Au iii.ifiîL rris il'4drr't<', lajnJininv<, (.oiEjïs (Ir îV'iL. Des érl;iirs l'rluisrut tluïis lii, Ijninie, Au(*iur <l'riiv \ii hiil/illlr i'IlVnvnhlr s^illume; Nul abri, nul n-nlHi t, nul rsjxMr iKi s^'cuiiis.
L'un sui^ Tuutrr s aliat sa!is plairilu ni tliscuurs; L<?nt<'nn'iiL snr^t^iiirnl, la llaïuiiu' 1rs i-sKisumi* ; ISnii'^ <!f pomlrr» inniziis durir saiiuiante t^^cuiiie, lirujéi;, un ruitlrr juiMc, Us h\^ hath^iit lonjoiirs.
L'aulu' Inilh'. ri (Vantnui' la rain[Ki:^ih* fiissuinie, lamïis i|N(' irs hi'i'ns iin-tirinns, dnnl jMUsunnu Ne l'i'tlna jamais les ti"ii^'H|np*s iApluil^^,
(apposant A Va ni'irt hmv^ suniirrs li-anquillus,
Tï^mhiMit, oninm^' jadis iiloriiian! W^ lois,
y Spiuio, Ir^ Tiuis r.iuil-^ tijiulM(l{!il aux Thïi'nnipyU':^!
FRANCIS MELVIt. t8*ï