UN BAISER SUR LA PAGE
SI je meurs avant toi, rouvre parfois ce livre, A cette page émue où je mets un baiser ; Tu verras dans ces vers mon amour me survivre, Et mon âme sur toi reviendra se poser. . .
Enlacé d'autres bras, grisé d'autres ivresses, Tourne vers le passé tes regards francs et clairs Et souviens-toi de l'heure où, pleines de caresses , Nos prunelles dans Fonibre ont croisé leurs éclairs.
Ne livre pas au vent les fleurs que j'ai cueillies. Ni ces feuillets froissés et tant de fois relus ; Mais prends-les quelquefois dans tes mains recueillies, Et que ton œil se plaise où mes yeux se sont plus.
Et si Toubli te vient, rouvre en passant ce livre, A cette page émue où je mets un baiser ; Tu verras dans ces vers mon amour me survivre, Et mon àrae sur toi reviendra se poser