‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 186 sur 198 · UN BAISER SUR LA PAGE · texte numérisé non relu

UN BAISER SUR LA PAGE

SI je meurs avant toi, rouvre parfois ce livre, A cette page émue où je mets un baiser ; Tu verras dans ces vers mon amour me survivre, Et mon âme sur toi reviendra se poser. . .

Enlacé d'autres bras, grisé d'autres ivresses, Tourne vers le passé tes regards francs et clairs Et souviens-toi de l'heure où, pleines de caresses , Nos prunelles dans Fonibre ont croisé leurs éclairs.

Ne livre pas au vent les fleurs que j'ai cueillies. Ni ces feuillets froissés et tant de fois relus ; Mais prends-les quelquefois dans tes mains recueillies, Et que ton œil se plaise où mes yeux se sont plus.

Et si Toubli te vient, rouvre en passant ce livre, A cette page émue où je mets un baiser ; Tu verras dans ces vers mon amour me survivre, Et mon àrae sur toi reviendra se poser

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