‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 27 sur 198 · ECROULEMENTS · texte numérisé non relu

ECROULEMENTS

QUAND la foi rayonnante et forte de jailis Dluminait les cœurs simples que rii*n a altère, Ils n'étaient soucieux que du divin mystère Qui fait s'ouvrir le seuil rêvé du paratlîs !

Mais depuis nous avons goûté les fruils jiiaiuliJs De l'arbre décevant de la science auslèie, Et nous cherchons en vain à crier vers la terre Des mots mystérieux, qui ne seront pas dits !

Rêveurs toujours hantés d'une impossible envie, Nous jetons dans le vide éternel de la vie Ces lamentables cris à jamais sans éclio !

Et leur clameur fait choir du haut de l'âme sombre.

Comme les effrayants clairons de Jéricho»

Tous les espoirs divins qui s'écroulent dans l'ombre.

RAOUL DE BOISTAEL

{EUGÈNE DE KERLLXOU)

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