‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 111 sur 217 · BOUQUET · texte numérisé non relu

BOUQUET

APaimpol, un soir, tandis que la lune Eveillait au large un chant de marin , Nous avons tous deux cueilli sur la dune Ces touffes de menthe et de romarin.

Et ces œillets-ci, c'est un soir, à Gàvre, Pris à la douceur qui s'exhalait d'eux, C'est un soir d'amour, à l'angle d'un havre, Que nous les avons cueillis tous les deux.

Mais ce triste brin de pariétaire ,

Je l'ai cueilli seul en pensajit à toi,

Un soir plein de cris, d'ombre et de mystère,

Sur les rochers nus de Saint-Jean-du-doigt.

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