SOIR D'AUTOMNE
A peine un rayon d'or clans riiumicle vallée ; Le feuillage éploré se fane dans les bois : C'est l'automne et le soir... Je rêve de l'allée Déserte, où nous allions, à cette heure, autrefois.
Je revois le sentier aux bordures de mousse, La clairière ignorée où nous causions, joyeux ; Où tu m'abandonnais ta main, légère et douce Plus qu'une aile d'oiseau sous son duvet soyeux.
Nous étions si petits alors, ma bien-aimée,
Que sans craindre pour toi l'omljre de la ramée,
Nos mères nous laissaient courir le long des jours.
Un matin, cependant, je quittai mon village, Mais depuis j'ai toujours le regret du jeune âge, Et nos baisers d'adieu me reviennent toujours !
EUGÈNE LE lOUËL