‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 133 sur 217 · SONNET EN VERT · texte numérisé non relu

SONNET EN VERT

TOUTE verte, ployant ses ailes transparentes, Ëmeraude , la fée au sourire pervers Est debout, près de la source verte aux flots pers , Dans la forêt de jaspe aux fraîcheurs murmurantes.

Et sur le gazon vert que parfument les menthes , Le soleil , avec des rayonnements d'ors verts , Découpe sa dentelle adorable à travers L'élan capricieux des feuilles frissonnantes.

Et toute la forêt éblouissante étreint , De l'intense reflet de sa verdeur divine , La verte fée aux yeux pâles d'algue marine.

Mais elle alors, ainsi qu'un rêve qui s'éteint. S'évapore; et l'on voit, sous la charmille ouverte, Flotter une nuée indescriptible et verte !

LOUIS MARSOLLEAU. 183

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