‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 175 sur 217 · LA CATHEDRALE · texte numérisé non relu

LA CATHEDRALE

SALUT ! palais de Dieu, superbe cathédrale Où s'ouvre avec splendeur l'ogive magistrale ! Éblouissant vitrail déployé sur l'autel, Comme un reflet lointain de la gloire du ciel ! ]Nef aux faisceaux légers, à la forme élancée, Jusqu'au trône éternel emportant la pensée ! Sanctuaire profond plus merveilleux encor ! Colonnes qui, prenant votre multiple essor, Bondissez d'un seul jet jusqu'aux voûtes hardies Sous le dôme imposant avec grâce arrondies ! Lianes de granit courant sur les vitraux, De feuilles et de fleurs tressant les chapiteaux ! Arcades embrassant l'enceinte de vos ailes, Pour voiler le Très-Haut et couvrir les fidèles! Double étage brodé dans la muraille à jour Dont l'ample galerie éclaire le pourtour. Coupoles du saint lieu vers la nue envolées, Avec le vaste cri des cloches ébranlées, Quand l'orgue, préludant à des concerts nouveaux, De six siècles de chants éveille les échos !

TIEUTRAND ROTîIBOU. 215

Ensemble ravissant de svelte architecture

Où Tàine, devinant sa sublime nature,

Lit sa grandeur empreinte au front de l'art chrétien

Et reprend vers le ciel son vol aérien.

Mon Dieu ! qu'il est heureux celui qui te contemple !

Ici tout prie, adore et chante avec le temple,

Et chaque arceau gothique est un accord jeté

Pour célébrer ta gloire et ton éternité !

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