‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 39 sur 217 · LES CLOCHERS · texte numérisé non relu

LES CLOCHERS

BÉiMS soient les clochers dans les horizons verts ! Pignons blancs lumineux, toitures ardoisées, Où chaque aube suspend l'eau vierge des rosées Au bec d'un coq d'étain rouillé par les hivers !

Pour les bons travailleurs des collines boisées , Leurs porches ont d'épais battants toujours ouverts ; Le bleu des mois fleuris resplendit au travers De leurs murs ajourés de fragiles croisées.

Aux corniches, des fils de la Vierge, ondulant Sous les brises, avec un mouvement très lent. Semblent le lin follet d'une énorme quenouille ;

Et c'est plaisir de voir les hauts clochers briller Au-dessus des autels où la foi s'agenouille, Où les simples d'esprit vont encore prier.

Page 1