‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 95 sur 217 · DEUX LIONS · texte numérisé non relu

DEUX LIONS

A Olivier de Gourcuff.

J'ai vu sur deux rochers deux grands lions de pierre, Taillés par le génie, en pleine vérité, Pour donner, de leur gite^ à la postérité Des leçons de vaillance et de noble carrière.

L'un, blessé, fer au flanc, abaissant sa paupière Sous les coups d'un destin que le peuple irrité Imposa, le dix Août, à sa fidélité ; Mais au poste frappé, droit, sans bond en arrière.

L'autre, des monts voisins fièrement descendu, Adossé contre un bloc, front haut, jarret tendu, Prêt à rugir ce cri : Teutons, venez me prendre !

0 Lion de Lucerne ! 6 Lion de Belfort !

J'enverrai devant vous mes entants, pour apprendre

Comment tombe un soldat, comment il reste fort.

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