‹ Le Parnasse burlesqueChapitre 6 sur 11 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

FRere Geruais, chefi: à cet heure QjLi'il nous faut déplorer le fort De chelte mortelle demeure, QjLii nous conduit iufqu'à la mort- Les Aftres malins font fi fort Contre les humains en colère Puis qu'ils ont fouffert à grand tort L'impoft nouuel déchus la bière.

Fleuren tout déconfit en pleure Pendant que Drien s'en fieux dort Et que fa femme vend du beurre Ayant s'en ponant droit au Nort, Car tous les démons font d'accort Pour nous accabler de mifere, D'eflablir fans nul reconfort L'impofl nouuel déchus la bière.

Michaut venant de Tabreueure,

Me rencontra déchus le port, Difant, helas! à la mal-heure, On ne vient plus déchus le bord De la Seine puifer li fort L'eau pour payer, douleur amere, Et à Robec, qui efl; tant ord, L'impoli nouuel déchus la bière.

Il n'y aura, ie vous aiTure Aucun remède à mon tranfport Car nos biens ou que ie meure Ne viennent iamais à bon port Buuons buuons dans vn varuot Ou le canal de la riuiere.

Pour éuiter fans nul effort, L'impoft nouuel déchus la bière.

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