ENVOY A LA PLVS BELLE
Mignonne Jî l'amour rauage ' Les rejforts de ma liberté Voftre diuin efclat m'engage A vous feruir fans vanité Le feu qui fort d'vne beauté Réduit fouuent vn cœur en cendre Et me fait dire en équité A l'amour ilfe vaui mieux rendre.
SONNET
COlas ayant plaqué s en cul deffnsfa /elle, Apres auoir trinqué de hôfroc ras nouuel Auec vn gros lopin d'oreille de pourchel Recoufant à loijir le bout de fa Jumelle, Me dit, Finche7ît, ie veux f apprendre
vne nouuelle Que me dit l'autre iour le vrelu du Pon-
chel.
Qui trouble la raifô de m'êpoure cheruel Car l'illufire Phœnix des niouqueurs
de candelle, Sçachant certainement qu'on ne va plus
fouper, Que Vandoûille eft au plue quil n'y a rien
fripper, A dit en déplorât les malheurs de cet âge Ajffis déliant le feu près Ja femme Ali^on le gager ois cent fois, ou ie pers la rai [on Que les Mufes feront dans vn triste
vefuage.
SONNET
Contre vn Amoureux tranfi.
On a promis pour la première fois A ce galand de touT^erJa moujîache, S'il y retourne; & s'il faut qu'on le f cache, Son panure cul fera mis aux abois.
A lafourdinCy & comme en tapinois, Dedans la nuit ce compagnon fe cache, En fi gliffant, il n'oze quand il crache, Par vn e^ort, réueiller les Bourgeois.
Appréhendant la langue hahillarde De ces cenfeurs fur f on humeur gaillarde, S'ils le voyoientji librement entrer.
Mais pour trouuer vn excellent remède A corriger le mal qui le poffede.
Le meilleur efî, de le faire chajlrer.