LES CAUTÈRES
Pièce anonyme empruntée à un recueil du siècle dernier.
Tout près d'entrer dans le lit nuptial, « Pardonnez-moi, disait monsieur Dorval A sa moitié : Mais je ne puis plus taire Un triste aveu que m'oblige à vous faire Ma conscience et le nœud conjugal.
— Expliquez-vous. — J'ai... — Quoi? — J'ai cer-
[tain mal...
Que, jusqu'ici, craignant de vous déplaire, J'ai cru devoir dérober à vos jeux.
— Vous m'alarmez. — Ce mal me désespère.
Quel est-il donc? — C'est, madame, un cautère. Un? ce n'est rien; moi, monsieur, j'en ai deux...