‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 15 sur 228 · SCENE vr · texte numérisé non relu

SCENE vr

M. DURAND étonné.

Comment, madame. . . les voitures ?

M-c. DE SAINT -ANGE.

Eh ! oui ne savez-vous pas qu'il en l'aut ?. . . . Vous

aviez raison.. . . vous ne vous doutez pas des usages

et vous êtes bien heureux de m'avoir ( Appelant )

Hold! quelqu'un. ...

M. GODARD

Gervais. . . Gervais. . . c'est mon garçon de boutique . . . un gaillard fort intelligent. . .

Mme. DE SAIJrT-ANGE.

Il faut à l'instant même courir chez le premier loueur de voitures, et demander six remises... entendez-vous? six grandes berlines. . . Vous les prendrez à la journée, et que dans un instant elles soient à la porte... 2,1. DURAND.

Mais permettez donc?... Il me semble que l'église étant à deux pas. . . nos équipages seront tout-i-fait inutiles. .. M»"'. DE SAINT-ANGE.

D'accord. .. on ne s'en servira pas.. . njais il faut qu'on les voie dans la rue... c'est de rigueur... M. DURAND.

Ah! c'est de rigueur... ( Â part. ) Six berlines!... Moi qui vais toujours à pied... Ah! la maudite sage-femme; elle me le paiera.

M. GODARD, se trottant les mains.

Six voitures dans la rue... quel bonheur!... Ça ira jusqu'à la boutique du bonnetier, qui ne peut me souffrir. M"t. DE SAINT-ANGE.

Oh! Monsieur Durand fait bien les choses... Mais ce n'est rieç encore, vous verrez son cadeau à l'accouchée. {Bas à Godard. } Un suberbe dcjeûnei- en vermeil . Ohl à votre place je ne serais pas tranquille. [A Durand.) Allons , donnez-moi la main. .. et venez voir. . cette pauvre petite femme; {bas) nous allons trouver la nuuriice . la

Jii LE PARRAIN.

garde . los graiuls parcns. . . un monde. . . et une chaleur.,,

c'est affreux!... Je ne peux pas souffrir les chambrç?

d'accouchécsv

' V. M. GODARD

Mille pardons si je ne a'ous conduiè pas.. . quelques affaires indispensables... celte robe de baptême... la toilette de l'enfant. . . Je suis à vous. Madame. {Durand et madame Saint -Ange entrent dans îa chambre voisine. )

Page 1