SCENE XI
Les Précédens , BROUNN, entrant par le foJid et traversant le théâtre pour entrer dans la chambre à gauche.
SIR ARTHUR, continuant.
Eh bien !
JULIETTE, tirant la lettre de-son sein.
Eh bien ..
( ^ppercevant Brounn ).
Grand? dieux! c'estlui, le voilà!
( Elle chante en chiffonnant la lettre ).
Tra, la , la , la, ia , la , la,
2"*. Couplet.
SIR ARTHUR
Je gémis de son délire,
JULIETTE , pendant que Brounn est entré un instant dans la chambre à gauche.
Ji» ne puis ici t'inslruire , Mais daigne au moins en secret.
Te charger de ce billet.
Plus tard, je saurai te dire...
SIR ARTHUR, t tonné.
Quel est donc ce secret Ik?
JULIETTE
Tout mon secret...
( Jppercevant Brounn qui rentre avec le manteau d'Arthur qu'il pose sur une table ).
Mon «ecret.. . le voilà.
( Elle rialse en chantant ).
Tra , la, la, l.i ,1a, la, la, la.
SIR ARTHUR, qui la suit (les yeux avec tristesse. Plus ({lie jamais, c'est fait de sa raison!.. Ah! le voilà, mon cher Brounn !... Rien n'<^gale le lroul)]e où je suis. . Il y a dans ses discours. ( La regardant ). Dans ses regards surtout, une expression... tu vas rire de moi... mais, tout à l'heure, j'ai cru un iu.slant qu'elle n'était pas folle.
EKUUNX.
Il serait possible.
SIR ARTHUR
Elle me le disait d'abord... et puis l'instant d'après, elle s'est mise à danser, à chanter... me parlait de Norwick... d'une chaumière... de trahisons... ( Lui montrant la lettre en souriant ). \oilà même un papier chiffonné qu'elle m'a remis avec U!i grand mystère.
EROUNN , prenant la lettre.
Quelque griffonnage , elle ne fait que cela toute la journée.. ( Montrant ceux qui sont sur la table ). SIR ARTHUR , allant à elle.
Eh! bien, qu'a-i-elle donc?.. D'où viennent ces gestes meuaçans qu'elle méfait?
BROUNN, qui pendant ce temps a ouvert la lettre. Ah î grands dieux ! Quelle découverte!
( // sort précipitamment par la porte à gauche.