SCÈNE XVIII
Les Précédens, Lady MELFORT.
LADY MELFORT , sortant de la chambre à droite.
Oui, je l'entends, oui, c'est le Roi lui-même; Son aspect seul nous annonce un bienfait.
CHOEUR
Quoi , le Ri>i dans ces lieux , etc.
BROUNN , à part.
Sa Majesté qui nous rend visite... qu'est-ce que cela yeut dire?
MAC-FULL, de même.
Sa Majesté'.
CUDDY , de même.
Qui nous rend visite.
LADY MELFORT, regardant autour d'elle.
Mais, ma fille , où est-elle ?
BROUNN.
Je l'ignore, madame, mais ce que je sais, c'est que con** fermement à mon devoir , je me suis vu forcé d'arrêter lord Melfori, votre mari , et de l'emmener en ces lieux.
• LADY MELFORT
Quoi ! mon mari est ici !
BROUNN.
Prêt à paraître devant ses juges ! Malheureusement l'arrêt qui le condamne est formel , et à moins que Sa Majesté...
( O/i entend un grand bruit en dehors j et l'orchestre reprend la symphonie du chœur précédent ).
LADY MELFORT
Graads d'eux !.. Quel est ce bruit ? Et que vient-ou ui'annoucer ?
SCÈ^Œ XIX et dernière.
Les Précédens , JULIETTE , puis ARTHUR , et suite.
JULIETTE, hors d'JLnIeine et dans le plus grand désordre.
Grâce , grâce , rnamau , maman , j'ai sa grâce !.. Aux premiers mots que )"ai dit , le Roi m'a relevée... non... il m'a embrasse'e, puis il a dit: un enfant qui prie pour son père... c'est très-bien... moi aussi j'ai des sujets... j'ai des enfans , et je veux qu'ils me chérissent , enfin , maman , je ne sais plus ce qui est arrivé ..mais mon père a sa grâce.
.-Kl ARTHUR.
II est en ce moment avec Sa Majesté , qui a voulu l'entretenir quelques minutes en particulier... et qui a demandé
qu'après cela , vous lui fassiez présentée.
LADY rûEI.FOI'.T.
Je cours me jeter à ses pieds ! Mais vous, sir Arthur , notre généreux protecteur, je crains que notre bonheur ue vous coûte quelque chose.
SIR ARTHUR
Rassurez-vous, miladv Juliette m'a tenu parole.