‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 28 sur 228 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

M. GODAPlD, UN VALET en livrée étrangère.

M. GODARD, au VALET qui le regarde d'un air inceit.iui.

Que voulez-vous, l'ami ?. . . que demandez-vous ?. . .

5o tE rARRAiN.

LE VALET

Monsieur , je voudrais parler à une dame .... qui

doit être ici.. .

M. GODARD

Une dameî

LE VALET

Oui, madame Prudent, une sage-femme...

M. GODARD Elle n'y est pas. . . elle est sortie. .. et Dieu sait où ello est allée. . . Eh bien ! pourquoi cet air étonné?. . Qu'est-ce qu'il a donc ce garçon là ?.. .

LE VALET

C'est que je ne sais plus comment faire... Madame Prudent devait m'indiquer un Monsieur pour qui j*ai u:ic lettre. .. un Monsieur dont je ne sais pas le nom. . . mais qui demeure dans la maison, et qui aujourd'hui doit être

parrain. . .

M. GODAPlD.

Encore ce Durand ... et savez-vous ce qu'on lui veut ? . . .

LE VALET

C'est de la part du père de l'enfant. . .

M. GODARD

Hein! ...

LE VALET

Oui, Monsieur est en bas dans la voiture. . .. qui laîtend pour l'emporter. . .

M. GODARD à part.

L'emporter... quelle trame abominable! c'est bon,

mon ami. C'est bon. . . dites à votre maître d'attendre .... je vais remettre la lettre à M. Durand dès qu'il sera revenu de l'église... {Le Valet sort.) Quel coup de politique d'avoir intercepté ce billet. . . Voyons vite. . . {Usant. ).

« Mon cher Monsieur , et vous madame Prudent. . . je y> suis plus heureux que je n'aurais osé l'espérer. .. tout » est pardonné . . . Envoyoz-moi vite notre cher enfant dès

SCEjVE XVIIi. 5i

V qu'il sera baptisé. .. son autre famiilc Tatlend avec im- ■) patience. . . pour le voir et l'embrasser. ... et je veux " leur présenter uioi-mGine mon aimable Hippolyte ! ... » Son Hippolyle ! c'est bien cela. . . quel complot infernal !

ma tête s'y perd ... impossible d'y rien comprendre

sinon qu'il y a un autre père... une autre famille que madame Godard. M. Durand , la sage-femme , s'entendent tous contre moi pour me tromper et m'enlever mon fils. . . ou plutôt quand je dis mon fils. . . c'est-à-dire notre fils. . . car cette parenlé-lù deA ient si compliquée ; mais il faut absolument que j'aie une explication avec madame Godard. ( It va pour entrer chez elle et s'arrête. ) Voyons conservons notre sang-froid , s'il est possible , et n'oublions pas que ma femme a sa fièvre de lait... Il faut d'abord que madame Godard m'explique pourquoi mon fils ressemble à M. Durand, parce qu'une fois que nous nous serons entendus lù-dessuSj nous saurons à quoi nous en tenir sur le déjeuner en vermeil. . . les déclarations ; mais les voici. . . morbleu nous allons voir !. . . {A travers les carreaux du fond on toit pçisser le 'baptême, qui vient de la droite et entre à gauche. )

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