SCÈNE VI
Les Mêmes, Villageois, et Villageoises, conduits par PIERRE.
3I0RCEAU D'ENSEMBLE.
Chœur.
Cest un 0 ivresse que notre cœur N'avait pas encore éprouvée...
Eu ces lieux, de not 'bon seigneur Nous venons fêter rarrivée.
' ALFRED , leur donnant de Vargent.
C'est bon , c'est bien, mes cbers amis.
riERRE.
Pour vous présenter leur hommage , Tous les faabitans du village Dans votre parc sont réunis.
AOELIXE.
Eh ! mais , nous désirons coilnaître Le cLàlcau , le parc , le jardin , Monsieur , nous permettra peut-être...
ALFRED
Je vous y donnerai la main.
ADELINE ET THÉrÈSE.
Tout est , dit-on , d'une magnificence, D'une beauté, d'une élégance !
I,,^ l Des rochers et des arbrisseaux j
Des volières et des oiseaux.
Des cascades et des ruisseaux.
Moi même aussi, je ferai connaissance Avec mes rochers , mes oiseaux , Mes cascades et mes ruisseaux.
Allons,., allons , Fartons.
jui-iETTE , à part.
Ail ! c'est affreux ! je perds courager Plus de repos, plus de bonheur ; Pour me venger de cet outrage , Si je pouvais loucher son cœur.
Adeline.
Nous triomphons; allons, courage!
( A Juliette. ) Ma chère, c'est pour ton bonheur.
( u4 part. ) Oui, malgré son humeur volage.
C'est moi qui possède son cœur.
ALFRED
Non , plus de chaîne , d'esclavage , L'ajuour me |iromet le bonheur ; ( Reg'irdant la meunière. ) Et malijré son humeur sauvage, C'est moi qui louchei-ai son cœur.
THÉRÈSE , à part.
Quand je le voudrai , je !e gage, 3e charmerai le séducteur; Et malgré son humeur volage, C'est moi qui toucherai son cœu-r.