SCENE V
JENNY, seule.
Certainement il y a quelque chose d'extraordinaire... ma sœur qui est iriste et chagrine .. et quand je songe aux six mois qu'elle a passés à Paris chez ma tante, et puis comme papa l'a fait revenir et vite, et vile , parce qu'on disait qu'elle avait un amoureux... ça doit être gentil un amoureux; oh I j'en aurai «n, moi ! il faudra bien que ça finisse par là.
Air : Rondeau d'Adolphe et Clara.
Jeunes filles qu'on marie.
Que n'ai-je Lélas .' vos quinze ans !
Ah-i cet âge que j'envie
Se fait altendrc loirg-temp».' A quinze ans les demoiselles Ont des bijoux, des dentelles!
On leur présente un époux Qui toujours auprès de vous Soupire et fait les yeux doiiX'.»
Car voilà comme ils font tous !
Toujours des robes nouvertes £t des bijoux... c'est charmant^ Je me dis en y pensant ,
3eunes ûlles qu'on ntjirie , Etc.
Moi , je veux , je le répète , Avoir un mari charmant , Yif, aimable, bien galant; Et qu'il ait une épauleite !,..
Ah! si j'avais quatorze ans On m'offrirait son hommage j Mais dix ans ! ah ! quel dommage !.
Oui , je dois , je le sens , Dire encor long-temps
Jeunes fille» qu'on marie , Etc.
Oui , Oui , c'est décidé je veux mou mari comme ce beau Monsieur que j'ai vu fiier au bal cliampêlre de la forêt... aumoins il s'est occupé de moi, celui-là... ce n'est pas comme les autresqui ont toujours l'air de dire... c'est une petite fille... de sorte qu'il n'y a que les petits garçons qui vous font danser... et moi je ne peux pas les souffrir...
LÉON , en dehors.
Ma cousine... ma cousine...
JENNY
En voilà encore un petit garçon et de plus un amcuieux ; mais il est trop jeune, et puis c'est mon cousin, ça n'est plus la même chose...