Infra, p. i8o-i8i
5. GoLQHouN, op. cit., p. 170, insiste avec raison sur cotte divergence de vues, qui commence à se faire sentir dès cette époque entre les colonies et la métropole.
C. De Martezcs, Nouveau Recueil général..., a° série, XI, p. 469-
En dehors des Fiji et de la Nouvelle-Guinée, l'Angleterre ne pouvait étendre son influence que sur de petites îles ; ici encore, cependant, les progrès de son expansion doivent être notés. En 1879, elle obtient du roi des Samoa la cession d'un port de cet archipel * et signe avec le roi des Tonga un traité d'amitié*, première étape vers le protectorat'; en i885, elle occupe les Kermadec. Puis elle ajoute successivement à son empire, grâce souvent à la coupable indifférence de la France* : en 1888, les îles Cook ou Hervey, placées d'abord sous son protectorat ; Echiquier, Fanning, Christmas (au Sud d'Hawaii), Penrhyn ; — en 1889, Suwarof, Humphrey ou Manihiki, Reirson ou Rokahanga, Union, Phœnix ; — en 1892, Gardner, Danger, Nassau, les Gilbert, les EUice et Johnston"'; — en 1893, le sud de l'archipel Salomon dont la partie nord avait été abandonnée à l'Allemagne, par une convention anglo-allemande du 6 avril 1886, fixant les sphères d'influence respectives des deux puissances dans le Pacifique oriental ^
De nouveau, en 1896, l'Angleterre signe un traité de démarcation de ses possessions en Nouvelle-Guinée : l'accord a lieu, cette fois, avec la Hollande^ ; et depuis, la politique « rongeante et envahissante » de la Grande-Bretagne n'a pas cessé d'obtenir de nouveaux succès. Sans parler de la multitude d'îlots dont l'Angleterre prétend avoir pris possession à des dates indéterminées, et que le Colonial office List énumère complaisamment*, il faut noter qu'en 1899, lors du règlement