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4. Sur l'affaire des Carolines, voir De Martens, Nouveau Recueil général.. , 2^ série, XII, p. agS et sq. et Archives diplomatiques, 1886, 3« série, XVII, p. igS-S. — La souveraineté de l'Espagne sur les Carolines et les Palaos fut reconnue peu après par TA^ngleterre dans les limites où l'Allemagne l'avait reconnue (Protocole du 8 janvier 1886), in de Marte-ms, Nouveau Recueil général..., a" série, XÏII, p. 5o2.
5. Sur l'organisation de cette Société de Jaluit, voir Decharme, op. cit., p. 172
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En 1899, r Allemagne reprend sa marche en avant et, de nouveau, étend considérablement son empire colonial en Océanie. Profilant des embarras deTEspagne en guerre avec les États- Unis, les Allemands obtiennent, moyennant 26 millions de pesetas, la cession des Carolines, des Palaos et des Mariannes, sous la seule réserve que les commerçants et les missionnaires espagnols seront traités comme les Allemands et que TEspagne conservera dans chacun des trois archipels un dépôt de charbon *. En avril, le protectorat exercé par la Compagnie de la Nouvelle-Guinée passe sous l'administration directe de Tempire allemand *. Quelques mois plus tard, moyennant certains avantages concédés à TAngleterre, notamment la cession d'une partie du groupe des Salomon^, rAUemagne s'installe définitivement dans les deux plus grandes îles de l'archipel des Samoa, où, depuis une trentaine d'années, elle disputait la suprématie à l'Angleterre et aux Etats-Unis.
La question des Samoa, comme celle des Nx)uvelles-Hébrides, qu'il convient d'étudier en même temps, permettent de saisir sur le vif toute l'âpreté des compétitions internationales qui se sont produites en Océanie à la fin du xix* siècle. Jusque-là, en eflTet, les puissances rivales avaient presque toujours mis fin à leurs conflits, soit en neutralisant les archipels qu'elles se disputaient*, soit en laissant Tune d'entre elles s'y établir exclusi-
et aSg (texte de la convention intervenue entre le ministre des Affaires étrangères et la Compagnie).