Ibid., p. 45 1 (dans l'île do Ponape
LES ARCHIPELS OCKAMENS
des Mauna s'élèvent à plus de 4 ooo mètres au-dessus du niveau de la mer (Mauna Réa, 4 210; Mauna Loa, 4 170)*.
Dans ces îles, les régions de plaines se réduisent à une étroite ligne de rivage ou a des vallées très encaissées : mais parfois elles manquent tout à fait: ainsi, aux Marquises, les
Vallée de Papejcoo.
(TahiU.)
C'est la vallée la plus grande de l'île ; on peut juger par là ,dc rimporîanre des autres ; dans le fond, on aperçoit les cimes du massif imposant de l'Orohéna (a 287 m.).
montagnes hautes de i ooo k i 200 mètres qui couvrent la surface entière des lies plongent dans la mer par des parois verticales sans laisser de place, comme à Tahiti, à un fertile rebord littoral où puissent se grouper les maisons et les cultures*.
I. S1EVKR8, op. cil. y p. 408-9. Si l'on sonpc, d'autre part, que les profondeurs marines dans le voisinage de l'archipel hawaïen dépassent 5 ooo mètres, on voit à quelle hauteur prodigieuse une émersion du fond soulèverait les croies du Mauna Kca.
a. Pendant longtemps, pour escalader ces parois perpendiculaires, les missionnaires
22 CONDITIONS GEOGRAPHIQLES DE lA VIE HUMAINE EN OCEANIE
Les îles coralliennes, enfin, sont en général très basses. Elles dépassent à peine de i mètre à i'",5o le niveau de la mer, et ainsi « paraissent et disparaissent tour à tour, découvertes par
Coraux soulevés aux îles Loyalty.
(Extr. do Les Missions an xix» siècle, t. IV, Occanie [A. Colin, édit.].)
le reflux, recouvertes par le flot'. » Sur quelques rares plages le vent a plissé le sable en dunes mouvantes de faible altitude. Ailleurs, notamment dans certaines îles des Nouvelles-
durcnt se servir de crochets de fer enfoncés dans la roche lisse cl de cordes. Le P. Piolet, Les Missions catholiques françaises au xix'' siècle [Paris, 6 vol,], IV (1903), p. 34.