‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 140 sur 234 · Renseignement fourni par M. Jcvkntin · texte numérisé non relu

Renseignement fourni par M. Jcvkntin

208 LA MISE EN VALEUR

culture du coton par des primes, s'intéressa très vivement à celte nouvelle entreprise. Il autorisa la Société à introduire un millier de Chinois et des indigènes d'tles voisines. La guerre favorisa tout particulièrement les intérêts de la nouvelle Compagnie. Le coton de Tahiti, fort apprécié sur les marchés européens, fut exporté en grande quantité : l'exportation des deux années i865 et 1866 atteignit le chiffre de 2 5oo 000 fr. *. Mais, la guerre terminée, les marchés d'Amérique se rouvrirent, et la Société ne put lutter contre une telle concurrence. Dès 1869, elle périclitait; en 1876, elle faisait faillite, et tous les efforts tentés pour relever la culture du coton ont été inutiles'. Le chiffre d'exportation qui était en 1896 de 261 tonnes est tombé à 17 en 1902. Aujourd'hui le coton ne se plante guère qu'aux îles Sous le Vent, comme culture intercalaire dans les jeunes plantations de cocotiers ^

Comme celle du coton, la culture des fruits décroît sensiblement dans nos archipels polynésiens. La valeur de l'exportation des oranges en particulier a dépassé à peine 10 000 fr. en 1902, alors que, quelques années auparavant, en 1896, elle avait atteint près de 5oooo fr. Cette baisse rapide est due, tout simplement, au fait que les deux contrées jusqu'à présent tributaires des Établissements de l'Océanie, la Californie et la Nouvelle-Zélande, se mettent à produire elles-mêmes des oranges en grande quantité. — Il serait imprudent néanmoins de renoncer aux cultures fruitières dans l'archipel de la Société et aux Marquises, car les fruits les plus divers, oranges, ananas, goyaves, mangues, etc., y sont très abondants et d'excellente qualité^. Il suffirait de ne pas négliger l'industrie des confitures.

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