‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 178 sur 234 · rf., p. i · texte numérisé non relu

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De là, les mesures restrictives édictées dans ces dernières années, en Nouvelle-Zélande, contre l'immigration, et qui se résument toutes dans un acte de 1899 dont le litre est, à lui seul, suffisamment explicite : Acl io place cerlain reslriciions on immigration inlo New Zealand, Désormais, tout immigrant qui n'est pas d'origine britannique n'est admis à s'établir en Nouvelle-Zélande que s'il justifie de la possession d'un capital de 3 5oo fr., et d'autant de fois i 35o fr., qu'il amène avec lui de membres de sa famille, âgés de plus de douze ans. De plus, les idiots, les fous, les malades atteints de maladies contagieuses, et les gens qui ont subi une condamnation dans les deux années précédant leur embarquement sont rigoureusement exclus de la colonie*. Il faut ajouter enfin que le gouvernement conservant naturellement le droit de s'opposer à l'immigration pour raison d'Etat, le nouveau venu ne peut jamais être sûr qu'on ne lui refusera pas l'accès de la colonie*.

C'est par les mêmes tendances exclusivistes qu'il faut expliquer en grande partie^ la diminution de la natalité. « Ij'idée qu'un pays est comme un gâteau qu'on a intérêt à se partager entre le moins de bouches possible semble être presque universelle dans la colonie*. » Depuis douze ans, l'excès annuel des naissances sur les décès est à peu près invariablement le même: 11 à 12 000 personnes", ce qui est un chiffre tout à fait insuffisant.

La répartition de la population en petits groupes très disséminés rend plus sensible encore la faiblesse de son chiffre

I. Les capitaines de navire cux-mômcs s'exposent à de graves pénalités (3 5oo fr. d*ainende), s'ils amènent un immigrant ne remplissant pas les conditions imposées par le gouvernement néo-zélandais.

a. SfBCFRiKD, op. cit., p. igo.

3. 11 y a, en eflet, d'autres causes qui ne sont pas sans importance, comme par exemple l'âge de plus en plus tardif des mariages, qui s'explique à la fois par l'absence de position de bien des hommes en même temps que par le nombre croissant d'occupations lucratives qui se présentent aux jeunes filles. Siegfried, op. cit., p. 34o.

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