‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 181 sur 234 · I. New Zealand Officiai Year-Booky 1903, p · texte numérisé non relu

I. New Zealand Officiai Year-Booky 1903, p

a. On trouvera, in Siegfried, op. cit., p. 319 etsq., de bonnes descriptions auxquelles, du reste, ont été empruntés la plupart des détails qui suivent. Lire aussi De Courte, op. cit., p. 63 etsq*

Radb d'Auckland.

(Vue prise du Muséum.)

Welliwcton.

(Communiqué par la Société de géographie de Paris.)

LA MISE ES VALEl'R

dont la construction légère s'explique par la fréquence des tremblements de terre en cette région.

Comme Auckland, Christchurch est aussi une ville anglaise : ses maisons de briques ou de pierre grise ; la petite rivière qui Tarrose et coule lentement au milieu de saules pleureurs et de

Ghkistchurcu.

On reiuarquora le plan « à raniériiiiinc )> de la ville ; les rues se coupant Irês régn» lièrement à angle droit.

gazons toujours verts ; la campagne environnante que des haies sombres, bien fournies, divisent en prairies où paissent des moutons et des vaches, tout cela donne au voyageur qui arrive à Christchurch l'impression première qu'il se trouve dans quclquecoin charmant de l'Angleterre méridionale. Seuls, les bouquets d'eucalyptus, parsemés dans la plaine, lui rappellent qu'en réalité, il est sous d'autres latitudes. A la différence d'Auckland, Christchurch n'est point située sur la mer, dont elle est séparée, au contraire, par de hautes montagnes.

Cependant, en dépîl de grandes difficultés \ on a réussi à percer un tunnel sous ces montagnes, et un chemin de fer réunit aujourd'hui Chrislchurch au port de Ijvllellon.

Lyttelton.

(Communifjuè par la Sociêlê de géographie de Paris. J

Quant à Dunedin, elle est plutôt une ville écossaise, la Nouvelle-Edimbourg, comme on l'appelle quelquefois. « Bâtie dans un site magnifique, au bord d'un sound profond et étroit, que dominent de hautes collines, elle s'élève en amphithéâtre audessus de ce bras d'eau d'un bleu sombre et triste, qui n'a plus rien de la gaieté méditerranéenne du port d'Auckland, mais rappelle plutôt quelque golfe du nord de ryVngleterre. C'est une cité de pierre, aux grandes rues régulières et animées, que

I. Sur les difGcultés de la construclion de ce tunnel, voir New Zealand Officiai Year-Book, igoS, p. 701.

286 LA MISE EN VALEUR

domine la calliédrale presbytérienne, symbole de l'influence religieuse qui règne encore sur la cité^ »

En dehors des quatre grandes villes, Auckland, Wellington, Christchurch et Dunedin, les deux tiers de la population de la Nouvelle-Zélande se répartissent en une multitude d'agglomérations de quelques centaines d'habitants seulement, et moindres m(^me, parfois. L'une des moins négligeables, Queenstown, sur les bords du lac Wakatipu, n'a que 690 habitants.

On peut donner une double raison de cette répartition si dispersée de la population néo-zélandaise. La première est d'ordre géographique. Un système de montagnes abruptes et enchevêtrées, des vallées divergentes comme celles qu'on trouve dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, ne sont point favorables à la concentration. Les premiers établissements furent fondés, en même temps, sur des points différents, souvent très éloignés les uns des autres. Si, par la suite, les progrès de l'ordre et le développement des voies de communication ont permis une organisation plus centralisée, la vie provinciale a persisté avec force.

La seconde raison est d'ordre politique et social : elle réside dans la nouvelle législation foncière, qui tend de plus en plus à substituer la petite propriété à la grande. A l'origine, on avait appliqué à la Nouvelle-Zélande le système foncier, tout récent alors, de Wakefield et dont celui-ci lui-même était venu faire l'expérience dans le pays. Ce système se proposait de fournir aux capitalistes la main-d'œuvre dont ils avaient besoin, en établissant à côté d'eux des immigrants pauvres, recrutés au dehors et attirés en masse dans la colonie par des subventions'. Mais pour que les colons ne devinssent pas trop tôt propriétaires et fussent le plus longtemps possible à la disposition des capita-

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