Supra^ p. 123; Reeves, op. cit., p. iii-ia
8. SîEGTniET), La démocratie en Nouvelle-Zélande [P^riii, i9o4]f p. i5 ; Rebve9» op. cit., p. i5i-i53.
LA PémODE DES MISSIONS (1797-1840) iS^
pour fonder une colonie en Nouvelle-Zélande. Elle sollicita le duc de Wellington de réaliser l'annexion ; mais celui-ci refusa, sous prétexte que TAngleterre avait assez de colonies * . Plusieurs années plus tard, la New Zealand Association, fondée en 1887, par Wakefield, se heurtait encore à la mauvaise volonté du gouvernement britannique*. D'autre part, en Nouvelle-Zélande môme, Tidée de l'annexion rencontrait plus d'adversaires que de partisans. Sans parler des Maoris, la plupart des colons, moitié pirates, moitié pêcheurs, redoutaient l'introduction d'une administration régulière qui les eût soumis à ses lois. Les missionnaires eux-mêmes montraient peu d'enthousiasme pour l'intervention d'une autorité supérieure, même anglaise, qui leur eût certainement enlevé une partie du pouvoir qu'ils avaient conquis sur les indigènes'. — Ce fut l'entrée en scène de la France, d'abord avec ses aventuriers*, puis avec ses missionnaires \ qui fit cesser à la fois l'opposition de la Church Missionary Society et l'inaction du Colonial Office.
Cédant, enfin, aux sollicitations de plus en plus pressantes des Australiens, qui allaient jusqu'à dire que la formation d'une colonie française dans les mers du Sud serait « une véritable calamité pour l'hémisphère austral, à cause des obstacles sérieux qu'elle apporterait au progrès et à l'amélioration de la race humaine* », le gouvernement de la reine Victoria instituait, en juillet 1889, un lieutenant-gouverneur des territoires à acquérir ou déjà acquis en Nouvelle-Zélande. Le i4 août suivant, le marquis de Normanby adressait au capi-
1. Reeves, op. cit., p. 167 et sq. Reoves fait remarquer, avec humour, que cela n*a pas empêché les Néo-Zélandais de donner le nom de Wellington à leur capitale.