Le parti conservateur et la province de Québec [microforme]
C'est una lâche bien audacieuse que celle d'essayer ‘de vous intéresser el vous plaire après l'harmoniause mélodie que l'Hon. député de Drummoad & Arthabaska vient de vous faire entendre. M. Lau.
rier a fait résonner les notes les plus suaves du clavecin oratoire, et tout :8 monde sait qu'il excella dans cet art, Aussi n’essaierai-js pas d'entrer en lice avec Ini pour lutter d'éloquence devant vous, Ua motif plus sérieux m'appelle à lui répondre.
Vous vous êtes réunis ici pour eutendre une discussion tranquiile, libre et franche sur les titres à la confiance publique que réclament en ce moment les deux partis politignes qui divisent aujouid'hui la province de Québec. Des faits, plutôt que des périodes irréprochabies, voilà ce que vous demandez, voilà ce que je viens vous offrir,
Les élections générales de notra Province commenceront demain par la dissolution du deuxième Parlement Provincial et l'émission simultanée des brefs d'élection pour une nouvelle Chambre, La iutie doit se faixo entre le gouvernement qui régit actuellement les affaires de la province de Québec et l’opposition qui dénonce ce gouvernement comme indigne de la confiance du peuple, opposition dont M. Joly est le chef à Québec et dont M Laurier est un des alli4s les plus puissunts,
Au commencement de cette luttë électorale, M. Joly a cru, au nom Au part bibéral dont il se déclare le chef dans le province de Québec, devoir porter un defi solennel au chef du gouvernement, de venir défendre le parti conservateur et atiaquer le parti libéral. Ce défi, si étrange qu’il paraisse avec pss mœurs con;:liiutionnellk s, qu’on le croirait dater d’un autre âge, a eté courtoisement accepié par M. de Boucherville, et depuis cinq heurts bientôt, vous avez été témoins des coups que, de part et d'autre, l'on s’est porté,
Je ne puis m'empêcher, tout d’abord, d'attirer votre attention sur ce que j'ai considéré comme un manque de courto:sie politique impardonnable pour un chef de parti. Ün appelant l’'Hon M de Boucherville en champ clos, M Joly l’a consid-ré comme le chef du parti conservateur dans ja province de Québec ; il n’a pa
droit da le traiter autrement, Sans cela sou défi n'aurait été que ridicule, Je uw’ai donc pas élé peu surpris en entendunt, tout à l'heure, M Joiy vous dire qu'il approuvait le progremma politiques de Son adversaire, ou du moins qu'il n’y tronvait rien à redire, mais que, pour lui, M.
D: Bouchervills n'était pas le chef du parui conservaieur de la pro.ince de Québec, que son gouvernement n'était pas l’expression des idées el da la voiouté de ce parti, mais que le Premier Ministre et 818 collégues étaient là, tenant la ‘“ placa chaude” pour les membres du cabinet O iimet qui n’attendareut que le momeat uprortun pour s'y téinsta ler, Pour un defi aussi chevaleresque, j# dois avouer que celte eutrée ea lulle est peu loyale,
C'est comme chef du gouvernement et du purti conservateur que M Joly a détis M D-Boucherville ; c'est comme tel qu'il doit l’ataquer. Iln'a pas le ‘roit de passer outre et de ignorer, pour aller porter ses coups sur des adversaires qui u'out plus la responsabilité de la direction de leur parti, Ue n’est pas nous, du cabinet Ouimet, que le chef 18 l'opposition à provoqués ; c'est le chef du ministire actuel, c'est à lui, à son programme, e8t aux garanties politiques qu'il offre à notre province, qu'il devait s'attaquer.
Je n8 puis remercier M Joly de l'honnur qu'il veut bieu nous faire de nous considérer encore comme les ch-fs du parti conservateur. Ka c:dant lus rêaes du vouvoir à d'antres mains, nous l'avons fait sans restriction ; en donnant notre appui au ministère, lors de la dernière séessiou, nous avons agi sans arrière pense, Noire confiance dans ce gouvernement n’a été ni une feinve, ni uue trève, eils a éiè loyale et que, M Joiy le sache, #lle continuera de l'être.
Avaut d'entrer dans questions qu’ils ont touches, permettez-noi, ‘Messieuis, de féliciter un momeut MM. Jo y et Laurier sur, la condumnation énergique, siaon sincère, qu’ils ont faite tour à tour des scandales Burpee à Frédéricuon et du Canal à Montréal, et des dangereuses doctriaes politiques et sociales des Doutre, des Laflimme, des Des-aulles et de quelques autres de leurs
le mérite des
ms
amis qui #6 sont avisés de trailer des quesons religieuses et politico-socialss. M.
Latrier voue ces audacieux, ces scandaleux, aux gémonies populaires ; il répudie, lai, ces théories libérales empruntées aux libëraux de la ‘‘vleille éra ce,” et ne veut rien avoir à faire ni de près ni de loin, avec ces écervelés dangereux ; il apparlient, lui, à l'école de Daniel O’Connl}, ‘“ faisant ouvrir les portes du Parle ment et du Barreau aux catholiques que ‘« protestante Angieterre leur forma t," (témoins ses votes sur Manitoba et le Nouveau-Brunswiok }) L
Loin de lui la pensée d'avoir jamais voniu s'enrichir àmême le trésor pubiic en faisant payer, pour une amélioration publique nécessaire, des sommes frauduleusement exagérées par la fraude, comme les malheureux du Caual à Montréal ! Son noble front n’a jamais pu se salir du job honteux de Frédéricton, où le parent d’un
, mhistre fédéral escamotait, pour un vil
prix, une propriéts publique dont la 1evante devait faire la fortune de sa famille ! Loin de lui ces spéculateurs éhontés, ces parasites affamés des gouvernements qui déshonorent la nation ! ‘“ Au fond de la mer ces faux, cas dangereux amis,” s'éerle-t-il. avec M. Joly, ‘ nous avons etè purs entre les nurs, et nous voulons le restar toujours !”
J’admire M. Laurier lorsqu'il rêcite avec avtent d’onction, ces actes de foi dans luimême, d’espérence daus la crédulité pubiique, et de charité pour son parti. M Laurier n'oublie qu’une chose, c’est qu'il vient justement d’attaquer le parti conservateur avec les armes dont il essais maintenant en vain de se défendre ; c'est qu’en essayant d’enterrer M. DeBoncherviils dans la « ehbamp des Tannénes,” il est forcé de ‘“ piquer une tête ” dans le canal à la suite des Chevaliers du Puff. La logique est inflexible, et M. Laurier aura beau couvri sa contradiction des plus belles flauis de son éloquence, il n’y aura que les aveugles V)loantaires qui ne la verront pas.
Allez ! Messieurs, répudiez le parti qui garte;parmi ses illustrations, et qui comp ta vermi ses chefs, les auteurs du Job Burp26 ot du scandale du Canal, ou ne vous avisog jamais de déroncer au peuple intelgant le parti conservateur pour vos pré- 127 ‘4e scandales du Pacifique et des Tanneries |
Vuus avez vraiment une singulière mapièro d’excuser votra parti de cer gigantescues infamies ! ‘Anrès tout,” ditesveus, ‘ le trésor public n’en a pas souffert, ea ls contrat pour le transfert uu terrais
de Frédéricion n’a pas encore élé passÿ, el
ee —
le gouvernement n'a pas ‘donné suite à l’amélioration projetée de l'ouverture d'un nouveau canal sur la propriété de nos amis à Montréal, Le gouvernement et le parti libéral ne peuvent ôlre rendus responsabl s de ces tentatives de spéculation au détriment du trésor publ c, puisque leue exécution a été entravée par l'action mè me du gouvernement.”
Etrange raisonnement que celui qui détruit d'un seul mot toute la solidarité des partis politiques, et qui met au crédit d’un gouvernemant l’empêchement ou l’ajournement d’une fraude colossale qu'une presse vigilante a sû dénoncer à temps !
Allez! vous me ferez jamais croire qu'aux badauds et aux /factieux que le frère ou le cousin Burpee n'aurait pas empoché #94 000 de bénéfice qui lui donnait son achat pour $6,000 d’un terrain de la Couronne valant $100,000! et que les compères et amis, Laflimme, Jette, Prévost, Marchand et Cie., n'auraient pas réalisé les $423,000 que les enchères frauduleuses de leurs puf/ers leur assuraient, si le gouvernement fodéral n’ ût pas été elffray> de la clameur publique que soulevaient ces spoliations éhontées dénoncèes par la presse conservatrice. Et l'on ne sait pas encére sil: danger des.élections passé, on n’inventera pas quelques nouvelles manœuvres pour faire ‘ rentrer les amis dans leurs bénéfices.”
N'a-t-on pas vu ce gouvernement si pur d'Ottawa jurer ses grands dieux, pat l'organe da son chef, que jamais le purissisme M. Jetté n'avait demanié, ni reçu du gouvernement la promesse ni l'info mation que le terrain qu’il allait faire véndre pourrait être acheté plus tard par le gouvernement pour là creusement du canal? N'a-t-on pas vû, chose honteus:, par l’enqüête de la cour supérieure à Moutréal, que l’on avait soustrait à dessaia des documents touchant certe affaire,et demandés par la Chambre, des tslegrammes et des lettres établissant par une présom}tion violente, la complic:té ou du moins la coupable indulgence du gouvernement dans cette affaire ?
# Dans ces deux sales affaires, on n'a pas même l’excuse de dire que ce n'était pas un motif d'intérêt personnel qui avait donné lieu à ces spéculations, Daus l’effaire du Pacifique, pas un sou du trésor pubuc n'a êté depensé, el pas un sou des sommes que Sir Hugh Allan a déboursées n'est allè faite le profit persoanel des chefs*du part cons-rvateur ou d'aucun de ses membres, La longue et rigoureuse enquête des Tauneries n’a pu faue non plus ressortir i’ombre d’une preuve en ce sens,
» à l’as d’un JS amis e parti ponsaon au # levé on mê
qui déit6 des it d'un l'ajourqu'une mps !
croire que le pas emdonnait a dela que les 8, Prépas réafrauduaient, si , été ef- > soulenoncées Ei l'on les élecçuelques reatrer
ment si ux, pat le purisni reçu l'info it faire ard par nent du ontet 8 +, b à Moudessaia ru,et derammss résom},moins la.
nement
on n’a b ce n’énel qui . Daus u trésor sou des bourséss nul des ucun de buse en:
hon plus ce sens,
tandis que le job Fredericton allait enrichir un dépuie, frère ou cousin de ministre, et que le scandale du Canal faisait la fortune des chefs les plus marquants du parti libäral, sans en excepter le consciencieux Wilfrid Prévost, et l’immaculé M.
Marchand, ca vaillant livuteuant pelitique da M. Joly.
Pendant ‘ ces vingt ans de corruption et de piilage” auquel le pays a êté soumis par.le parti conservateur, vous n’avez pu trouver dans le récit lugubre que vous ve.
pez d'en faire, que ces deux actes du Pacitique et des Tanneries, qui laissent iotacts l'intégrité et le désintéressement personnels de nos chefs. Vous n’avez encore que deux années de pouvoir à Ottawa, et vos sommités politiques sont déjà fl2tries par des actes et des tentatives de spollation du trésor pubiic, sans précédent dans notre histoire.
Les faits sont toujours bien plus éloquents que les paroles : lisez donc l'histoire de nos deux grands hommes politiques depuis ces viugt ans de ‘“ vols et de ptliage”’; Sir George Cartier est mort dans un état voisin de la pauvreté, ne laissant à ses enfants pour héritage que l'honnêteté et l'intégrité du citoyen et la gloire de l’homme d'Etat. Certes, cat héritage en vaut bien d’autres. Sir John A ape 1, après trente ans ds services poltiques rendus à son pays, est forcé de retourner au travail de sa profession, sans que ce pays, qu'il a fait grand, ait songé à lui créer une retraite paisible pour ses vieux jours. Voilà pourtant les deux hommes qui ont bâti le Grand-Tronc qui enrichissait M. Holton, qui ont crèé les ligaes océaniques de Sir Hugh Allan avec lesquelles Gsorge Brown ne s’est pas apparvri, et qui ont fait la Confédération qui n’a encore ruiné personne, quoiqu'en aient prâdit les libéraux du temps.
‘ Sir Hugh Allan,” nous a dit M. Laurier, avec, les $300,000 qu'il dénenga dans les élections genérales de 1872,' voulait acheter le contrat du Pacifique et faire sa fortune au detrimert des intérêts du peupie,” et du même trait M. Laurier, sans y penser, sans doute, vient nous dire en parlant des extravagances du parti Conservateur à Ottawa. que le gouvernement de Sir J. A. Macdonald, ‘ voulait nous imposer la construction d'un Pacifique dont le coût dépassera, d’après les calculs de l’ingenieur Sandford Fieming, audelà de $150,000,000.” C’est vraimeut trop fort !
Le contrat pour la construction du Pacifique dooné à Sir Hugh Allan n’était que de
Cr
es
l'âcre, savoir $80,000,000 pour une entwprise que M, Laurier estime, d'apr& M, Fleming, devoir coûter au moins 150,060.
500, et c'est avec ce contrat qu'il voulait ‘ faire sa fortune au détriment des intérêts du peuple,” Soyez sérieux et Lonnèête, M. Laurier, ou au moins, soye prudent dans vos facélies. Il est vrai, que M. Laurier, s’elant aperçu, male sa peu tard, de l'erreur qu'il commettait,uesas a dit qu'après les $80,000,000 dépenols, en y ajoutant le sacrifice de sa fortara privee qu’il estime à $15,0 0,000, S1r Hagh Allao, qui n'aurait pas pu terminer le ohe min, aurait bien su se faire donner de nouveaux mlilons par un ministère ami, comme la compagnie du (trand Tronr l'avalt fait,c’est une raison bin malhonnéts# et maladroite pour excuser sa reculade.a 14e personne que M. Laurier lui-même, 11 n’y a été pris.
Cette explication de M Laurier r s:9ble beaucoup à celle qu'il vous donuait pour justifier l'imposition de $3 0 0,009 4« taxes nouvelles imposées par le ministre des finances M. Cartwright, lorsqu'il avait hérite, de son prédécesseur, d’un surplus dans la caisse publique. M. Laurier avait oublié que ce surcroit dimpôt était mécessilé eu forte partie par la création d'asdelà de trois cents places nouvelles que les affamés politiques de quinze ans avaient exigée comme compensation à leurs services désintéressés, par la remise de près de $3,000,000 que le gouvernement devait taire à la compagnie du NorthernRaihway par l'augmentation de tous les salaires contre laquelle ils avaient jadis tant crié, par l'établissement ruiueux d’une Cour Suprême, ce fastueux hôpital de leurs invulides, et enfin, par le paiement princier qu’il devait faire à la trahison de l’ax-36nateur Foster au détriment d’un chemin de fer Bas-Canadien,
J'arrive maintenant à l'affaire des Tan.
neries qui a fuit les frais des trois quarts du discours que M. Joly nous avait pre.
mis sur les grandes questions politiques du jour. A défaut de programme, ça été son catéchisme politique
M. Joly, et après lui M Laurier, vous ont fait un épouvantail de : affaire des Tauneries, en eu faisant reto.aber la responsabilité jusque sur le cabinet de Boucaerville. M. «‘oly a eu assez d’aple.nb vour veair vous dire quec’etait dû à son initiative si le gouvernement s'était décido à demander la nom.nation d’un coæita d'enquête pour cette sffairs. Pardon,” M.
Joly, mats n’en déplaise à votre verta, le
$30,000,090, en argent et 50,000 000 d'a- | ministère Ouimei, dont js faisais partie, cres de terres estimées à une piastre ile | avait spécialement demandé ceite enquête
dans l'acte de résignatlion qu'il avait donné au L'eutenant- Gouverneur en lui remeltant ses poriereuilles , et avant que votre vigilance vertueuse n'eut dit son premier mot, le ministère de Boucherville an avait fuit un des premiers articles de son programme, dans le discours du Trône lors de la session dernière, S'il n'y a pas ou erreur, j'aurais droit de dire qu'il y a eu déloyauté dans l'assertion de M, Joly lors u'il vous a dit que ceite enquête n'v été accordée que sur ses pressantes Înslances.
Puisque nous en sommes sur celte question des T'annerles, qu’il me soit permis de relever un mot échappé à M Joly pencant son discours, Dans son désir de trouver des crimes dont il puisse accuser les chefs de notre parti, et dans son désespoir de ne découvrir qu le contraire, M. Joly s'est écrié, en parlant de la part que j'avais prise à cette transaction des Tanueries, que si je n’avois pas été impliqué personnellement dans ceite effaire d’une manière à teroir mon caractère d'homme politique, c'est que j'avais été “ singulièrement prctêge par la Providence.” C’est un mot malbeureux pour M, Joly.et dont je prends note pour m'en servir à l’avenir. En attendant, qu'il me permelte de lui dire que cette Providence, qui m'a si bien protégé, a singulièrement négligé ses amis du Gapal; et sl a des prières à dépenser pour son prochain, M. Joly fera bien de les garrer pour assurr aux Chevaliers du puff cette protection providentielle qui m'a si heureusement servi, Non, messieurs, veuillez le croire,je ne répu lierai pas cette protection dont M. Joly a voulu vous faire rire, car elle se trouve toujours sur le ch:min de l’honuête homme, tandis qu’elle se détourne sans cesse des pharisiens polit:ques qui prêchent la moralité tant que leur cupidité n’est pas en jeu.
Qu'on n'aille pas dire, comme M, Joly l’a fait dans une motion ridicule dout je vous parlerai dans un instant, qu'il n'ya pas eu de preuve contre moi et contre mes collègues, mais qu'il y aurait pu et dû y en avoir. Le gouvernement dont nous fai.
sions parti avait demandé une erquête. et il a eu, je ne crains pas de le dire hautement, une persécution. On a nommé contre nous, à frais énormes, les conseils les plus vigilants. Oa a fait ce qu’on ne fait pas aux plus vilains des criminels; on a appelé, pendant plusieurs semaines, par annonce publique spéciale, tous ceux qui voulaient venir se porter témoins à charge contre nous. On a demandé, pour ncire démolition, des ‘‘ soumissions ”” à tout ce que les haines personnelles, les animo:
sités politiques et les jalousies dè parti nous avaient suscité d'ennemis dans la provincs, Tous ont êté invités à venir fiire leur œuvre de dénigrement contre nous, avec promesse d'être grassement payés de leurs pas et démarches var la province ; 14 témoins, c'èst M Joly qui les a comptés, ont répondu à l'appel ; le secret des délibérations et coufidences du Conseil Exécutif a été levé pour ne laisser place a aucun sou;çon de protection: les délateurs du gouveraement, sortis du sein du cabin-t méme, sont venus faire part ‘des moindres circonstances qui avalent prêcé.
dé et ac:ompagné cetle transaction, Qu'est-t-il soru de tout cela? Un cri de rage impuissante de nos ennemis, avec la preuve éclatante de l’intégrié personnelle des ministres si violemment ace cusès. Vraiment, il fallait une ‘ protecuon”’ bien puissante pour échapper à ce naufrege que nos adversaires personnels et politiques avaient eu tant de facilité à rendre fatal.
Nous avons eu cependant, au milieu de celt: clameur imm-n8e où l'injustice et la haine ont eu une si large part, une grande consolation, et c'est ceHecl, Puisse.t-8lle servir de leçon à nos ennemis pohiig'ies. C’est que le s ntiment de l’honorabili é est tellement inhérent à l'esprit du conservateur bas-canadien qu'on awréféré demander l’abdication de ses chefs polftiques plutôt que de les voir exposés une seconde au simple soupçon d'un acte malhonnête. C+ n’est nas au cri forcené des factieux que le gouvernement s'est effacé, c'est devant la manifestation, sans doute exagérée, mais certainement horn3te, de ces scrupules honorables d leurs amis politiques qu'ils sont desc-ndus du pouvoir en demandant une enquête rigoureuse sur la transaction qui avait denné naissance à ces soupçons, Bien différente fut leur conduite de cslie des chefs lbs:
raux que l'opinion et les tribunaux vienuent de condamner. Leur presse et leurs amis n'avaient pas, jusqu'à présent, trouvé un seul mot de blâme pour eux, Cheznous, l'ombre d'une accusation a provoqué l’aciion de nos amis dans une demande d'enquête; chez-eux, la répudiation individuelle n'arrive qu'après la sentence du tribunal ; et encore, elle n’arrive qu’au loin, où les accusés et leurs dupes ne l'entendent pas, car à Montréal et dans ses environs, ou prô1e, comme des immacules, les condamnés du Canal.
Que M. Joly me permette, à ce moment, de iui donner la raison principale qui m'emène ici aujourd’ui. Je n'ai pas été un admirateur enthousiaste du caprice
de l'ho çant sc pris les vince, a cru d ne pas mau va refus p j'ai con j'atàr fandre l'endro pour ve dre con voit cor l’'euquê proposé Cette pas eu Chamb par le F tion pai de M J la chan port du Suns pri mité ce cette mi qualifiée Je v beauté en par connait 1 Hon. A transact croit q1 qu’il l’a Voici célébrité d'un de venir dit de son j:
quête la depuis ll preuve c souvir 8 ment qu verdict malgré qu’il “+ ceux dor d’en avo oublier, choisir c Vait nous ds déclar ‘“ honte blic, A de partis Car il a d ce que je soumis
parti a la | Lai ous, »8 de nce ; OM p- des nseil ace & délan du , ‘des Jrécétion, ri de avec pér- IL AU rotecà ce naels hté à
eu de ice et gran Puie« 1is po- ’hono- ’esprit apré- &fs po- 5s une acte prcené s'est , Sans orn3leurs us du rigoudenné érente Hbévien- L leurs trou- Chezprovoemaniation ntence qu’au e l’enns ses : cules,
pment, | m'aag été aprice
de l'honorable député de Lotbinièr», larçant son déti quasi f'odal, qui a tant surpris les hommes politiques de notre "ro.
vince. Le chef au cabinet de Québec a a cru devoir accepter ce défi b'zirre, pour ne pas laisser le moindre prétexte à la mauvaise foi, qui aurait pu prendre son refus pour de la crainte, Quant à moi, j'ai considéré, en dehors du devoir que j'ai à remplir envers mon parti, de le défendre chaque fois qu'on l'attaque, que l'endroit et ls moment était bien choisis pour venir demander à M. Joly de me ren-
. dre compte 4e la motion absurde que l’on
voit consignée au rapport du comité de l'euquête des Tanneries, comme ayant été proposée par lui et rejetée par ce comité
Cette: motion, l'honorable député n’a pas eu le courage de la soumettre à lu Chambre, lors de l'adoption ds ce rapport par le Parlemant. Le rejet de catte motion par le comité était la condamnation de M Joly. Mais il lui restait un rucours, la chambre réunie pour ccasidérer le re pport du comité, La chambre, adoptant sn8 protestation de M. Joly et à l’unanimité ce rapport, réprouvait et répudiait cette motion qu'à j ste titre, je crois, j'ai qualifiée de ridicule et d'absurde,
Je vous la présente dans toute sa beauté primitive. M. Joly y disait ceci, en parlant de moi: ‘ Le comité reconnait que la preuve n'établit pas que | Hon. M. Chapleau ait pris une part à la transaction, mais cepencant le comité croit qu'il en connaissait l'existence el qu’il l’a encouragée.”
Voici donc un avocat qui prétend à la célébrité, un député siégeunt comme juge d'un de ses collègues, qui ne craint pas de venir dira hautement, comme l'expression de son jugement, qu'après avoir fuit l’enquête la plus rigoureuse qui ait êté vue depuis longtemps, il n’a pu trouver de preuve contre l'accusé, mais que, pour atsouvir sa haîne de partisan, il fait du serment qu'ila prêté, de ‘rendre un vrai verdict suivant la preuve”, et déclare, malgré que la preuve n'ait pas été faite, qu’il croit encore à la culpabilité de ceux dont il avait été l'accusateur avant d’en avoir été le juge. Car, il ne faut pas oublier, messieurs, qu'avant de se laisser choisir comme membre du comité qui de Vait nous juger, M. Joly n'avait pas craint de déclarer en chambre que nous avions “ honteusement trafiqué” du domaine public. Ah ! je comprends que son courage de partisan ait faibli devant la chambre, car il a dû comprendre et apprendre alors ce que je puisdire ici : c’est que s’il eût soumis cette motion ridicule au prrle-
voués l’abandonner dans catte démarche insensée,
Aujoutl'hui, M, Joly savait que je lui demanderais raison de celte attaque injus tiflable contre mon caractère d'homme public, et d'avance il a cru devoir s'exécuter par cette plaisanterie de mauvaise grâce, que si je n'avais pas péché dans cette affiire, j'en devals remercier la Providence qui m'avait singulièrement protégé. L'excuse est digne de l'attaque et ms dispense de répondre, Le public jngera l’une com-
me la chambre a déjà jugé l’autre, M, Joly a une drôle de manière de conclure à la culpabilité du ministère Ouimet
ment, {l eût vu ses partisans les plus dé-
dans cettn affaire des Tanneries, I! vous a dit et répété dix fois qu'il fallait bien que le ministère fit coupable, puisqu’avec une majorité de près de trente voix en chambre, il s'était cru obligé de résigaer sur cette affaire. Cependant, si le ministère eut été assez 098 pour aller devant les chambres demander une enquête tout en conservant le pouvoir, quels hauts cris M.
Joly n’eut-ils pas poussés pour dénoncer ces ministres audacieux, demandant une enquête impartiale avec une Chambre où ils auraient eu un contrôle aussi absolu.
Les circonstances ayant été changées, et le ministère accusé ayant laissé la chambre libre, .en remettant à d’autres les clefs du pouvoir, M Joly change de raisonnement et prend pour un aveu de cul:
pabilité l'acte qu'il aurait réclamé à grands cris lui-même, savoir : l’abandon du contrôle de la Chambre pour que l'enquête se fasse sans pression ministérielle, Malheureusement pour M. Joly, et c’est peutêtre ce qui le fâche, le ministère Ouimet n’a pas cru devoir le consulter sur la conduite qu'il devait suivre dans l'épreuve à laquelle il était soumis ; nous avons laissé liberté entière à l’accusation, tout en protestant hautement de notre innoconce. La preuve nous a déjà rendu un commencement de justice, les tribunaux et le temps, qui fait juger sans haine comme sans passion, feront le reste.
Mais assez de ces scandales et de ces épouvantails que l’on promène devant le public pour démolir le grand parti conservateur, le vrai et seui parti national bas-:anadien, Ouvrons plutôt l’histoire de notre pays.
M. Laurier nous a dit que c'était à ses fruits qu’on jugeait da l'arbre, et qu’un parti ne pouvait être jugé que par ses actes. . C'est là le terrain sur lequel je suis heureux de rencontrer nos adversaires.
Il ya vingt ans qu’on entend répéter sur des tons peu variés les mêmes chants
6 ne
de réprobation contre ce parli conserva.
teur ‘ corrupteur et corrompu ” ; alors on nous prédisait la ruine de notre na'ionali- 1, l'abuissement de nos Institutions, lu décadence de notre commerce, la baxe iliroute et la banquerouie, Cependant, le pays a marché en dépii de ces clameurs vides, et de Province sans importauce que nous étions alors, nous scimnes devenus nue puissances dans l'Empue Britannique.
Le budget de notre fière méiropole commérciale égale aujourd'hui celui du Canada à la date de l'Union ; nes jiostilutions sont flirissantes ; l'éducation s'est répandus partout; note commerce rivalis avec celui des granles nalions ; n03 chemins de fer rslieront bentôt les deux oceans qui baignent nos cô 61; nos vais+ seaux slilonnent toutes les æ rs ; la pros érité règne partout. La banquerou:e, Lin l'être à nos portes, a fait place à lu richesse publique, et la taxe d recte n’est encore que dans l:8 rêves ronsongers do ces faux prophètes qui s’appelaient a ors, comme aujourd hui, les soi-disant “hibéraux.”" Nos chefs politiques conservateurs ont fait iaire Lous Cas progrès à notre beau Canada avec le concours inte).
ligeut et la contiince de la nation, et en depit de ‘opposition l'icessante et factieuse du libéralisme, Je n’entends pas
discuter ici chacun des progrès que nous
uvous accomplis depuis vingt ans ; j: me contenterai d'affirmer, sans crainte d’èlra jamais contredis par l’histoire de notre province, que le Bas-Canada s’est acquis, g: âce aux efloris et à l’energie indompte- : les de nos chefs conservateurs, une posttion éminente au milieu des diverses autres provinces réunies par la Confédération.
Oa s'est plu pendant vingt ans à dénigrer, à maudlie le chef politique dont le Bu:- Canada a le droit d’être fier, parce quoce chef avait identifié son nom avec la graude cause conservatrice dans la poiitique de notre pays. Après sa mort, sa mémo.re même n’a pas trouvé grâce devant sus accusateurs. Pourtant, la grande âme «e Sir G. E, Carlie: n'avait jamais risn tant aimé que la goirs el le bonheur de son ‘ Bas-Cinala.” Ici, comm: à l'étranger, tous c-ux que la haine politique n’aveuglaient pas, avaient reconnu j'ascendant extraordinaire et duminateur de cet hovame sur sa province et sur les destinées du pays entier.
Vous souvient-l de ce cri qu’un fanet:que ennewi de iout ce qui nous est cher, a nous, B1s Canadiens; ls redoutable George Bruwa, poussait en 1858, à la province d’Oatario ameutés contre nous. {'o french dominalion ! pas de dominatçn
française ! s'écri,it c8 tribun violent, Ne vous rappelez-/ous pas que ce ort planait audessus de toutes les clameurs politiques que ce sentiment de supériorité pour le Bas-Canada dominait touws les grandes questions politiques d'alors ?
Ne vous souvient-| pas que, malgré les dissidences d'o;inion, tous les Bas-Canadiens re:sntaient un mouvement d'orgueil lg time en entendant résonner, iusque dans les murs de la capitale de l'Empire Britannique, les paroles de commandement de cet homme d'état, que ses amis comme'ses adversaires étalent forcés d'admirer et de respecter, ‘ The lillle french man," le petit françuis, | élau le nom que l'on donnait au chel , ,s«-canadien que l'on fêtait à Windsor, pentant que George Browa rugissait impuissant à Toronlo
Et je vous le demande encore,messieurs, en vous ypriant de mettre de côté tous vos ressentiments, tous vos préjugés politiques, je vous le demande surtout à vous, braves cu:tiveteurs qui ignorez toutes les roueries de la politique, mais que l’on cherche si souvent à tromper, na vous semble-t-il pas que ces temps où le Haut- Canada criait à la suprématie Bss-Canatienne sont déjà bien loin de nous ? Etaujourd’hui que la mort a emporté notre grand chef, et que la tourmente politique a placé ses ennemis au pouvoir, ne vois semble -:l pas que nous entendons d’jà un bruit sourd et menaçant qui nous averiii que là Province de Quebec est en danger, que le Haut-Canada règne en despote et que bientôt il nous tyraunisera, si tores nos forces ne se réuaisseut pour empécher celte oppressfon ?
Ce sentiment qu'éprouve la natior, en
dit bien plus sur la vraie situation politique du pay: que les discussions les plus longues et les plus habiles sur la valeur des hommes et des partis.
Lu province de Québec a-!-elle aujourd’hui besoin de consulter 8es écrivaius, ces journalistes, ses députés, pour savoir quelle est la mesure de son inflience dans la Confedération ?
D'où partent les chants de triomphe et d'cù viennent les cris de souffrance ?
Quel est le parti, quel est l’homme qui impose sa volonté en faveur de notre Province de Québec, naguère encore si puissante et si fière ?
Est-ce ua Letellier, pour qui le népotisme est le synonyme de l'administration de la chose publique, et qui, du momen, que l’interminable Jisie de ses cousins et arrière pelits cousins a pris place dans le budget de la Puissance, se renose des soucis de
la famill intérêt, aux Me nos émi et sont étranger esse, pr venir au M, Late calsse p transpor sommes ment pa faire 6m milles c manger et qui se lante po vince d' sur les b Est-ce ofliciel e mins de justes ré min de Montréal ne ne de ment féc promesst mier min tion d'u du Paca vois fe bee ?
Est-2e prelassar teuil et :
dent du pant dan des béré suis aux mentun demi-mil en qualit à peine | se comm Es -:e buchant partemet ces Jours un rs naux ?
Nou,n c'est l’ho courage Al:xande sourcil < la téea vince de Césseurs legues, lever ou ; ——
it, Ne planait tiques pour le jrandes
gré les #-Cana- 1t d'orner, iufle l'Emommanes ainls és d'ad- french , le nom dien que 168 Georà Toron-
essieurs, côté tous gas poli- Lt â vous, utes: les que l’on nà vous le Haut- 3ys-Canas ? Etau- 16 notre politique ne vois ons d’jà ous averst en danh despote , Sitorbur empé-
hation, en on politi-
les plus la valeur
jourd’hui , ces jourbir quelle dans la
omphe et nce ?
ounme qui otre Prosi puis-
le népotisstration de mens que s et arrièas le buds soucis de
la famille en falsant prôter $100,000 sans intérêt, pendant dix ans, à une secte russe, aux Mennonitas de Manitoba, tandis que nos émigrés canadiens-français souffrent et sont dans la détresse ? Pourtant, ces étrangers n'avaient guère droit à cette lar.
wesse, prise sur les deniers destinés à suhvenir aux besoins de notre race, lorsqu:
M. Letellier, leur fuisait déjà donner eur la catsse publique #70,000 pour frais de transport à Maaitoba, Combien, avec ces sommes énormes, un miuistre vérltablement patriote et bas-canadien aurait-l pu faire émigrer, dans ca Norl-Ouest de families canadiennes-françaises lasséa de manger le pain de l'exil aux Etats-Unt:, et qui seraient allées renforcer cette vaillante poignée de môtis fra: çais que la prevince d'Ontario est en train d'annibhiler sur les bords ‘le la Rivière, Rouge.
Est-ce un Geoflrion, se faisant l'avocat officiel et ofli:ieux des compagnies d+ che.
mins de fer 1'Oatario, pour frustrer de ses justes réclamations la compagaie de chemin def4r de Colonisation du Nord de Montréal ? Gatte compagnie bas canadi n ne ne demandait pourtant au gouvernement fédoral, que l'accomplissement des promesses que venait de lui faire le premier ministre, de l'aider dans la construction d'une ligne destinée à relier le chemin du. Pacifique au réseau des ligne: de voits ferrées de notre Province de Qibee ?
Est-:e un Lucius S:th H intington, :e prelassaint avec indolence dans son farteuil et dans sa grasse sinécure de président du conseil, et riant sous cape, en pal.
pant dans son gourset ya 1kee, les guinées des bévévoles capita iste, anglais et écossuis auxquels 1l a su soutirer 81 habil - “ment un double honoraire—bagatelle d'un demi-millionpour avoir achete et vandu, en qualité d'agent, des mines qui valaient à peine l'intérét du montant de sa fastueuse commission ?
Es -:e un Fournier, descendant en tré.
buchant du ministère de la Justice au Dé:
purtement des Postes, pour arrêter nn de ces Jours, cette dégringolade politique sur un u»s fauteuils bourrès de nos tribunaux ?
Non, messieurs, l’autocrate des C :nadas c'est l'homme dont M. Laurier a eu le triste couruge de vous faire l’eloge, c’est l’Hon.
Al:xander MacKevzie. Un froncement du sourcil de ce Ju,iter inculte, fait baisser la 18e aux quatrs minisires que la prevince de Québ c s’est donnés comme successeurs d Sir George Cartier ide ses coitegues. Un signe de la main les fait se Jevir ou s'asseoir, une parole de sa bouche
atlache ou délis lour langun, Wa volonté détermine leur opinion at modifie leurs principes dans le sens qu'il lui plait de leur donner,
En vain,dit-on à ces représentante de la provinces de Quèbec que,pendant deux ans ils ont fait une querra À outrance au gouvernement de Sir George Cart'er pour obtenir l’amnistie da nus frères de Manitoba, at la liberté da l'enfeignement catholique pour la minorité du Nouveau-Branswick.
En vain leur montre-t-on leurs votes enrég'strés en faveur de ces demandes ; en vain laur dit-on que les conservateurs du Bas- Canada vont lenr rep'ocher ces votes qu'ils ont donnés ensemhla ; l'autocrata a dit # non,” et tous, d'un commun accor, s:couant In tête et oubliant les intérêts de leur province et l'honneur de leur race, disent ‘ non "avec lul,
Sagit-il de faire remisa d'une sommes de #3,:00,(00 due au gouvernement de la Puissance par un chemin da fer haut-ceruadisen, le Norlhern Rai y, on représente que C’æt une injustice envers la Province de Québec, qui devrait au moins avois 118 compensation pour ce don grrtuit, On démontre au Premiar-Ministre, que lui et ses collègues, alors simples députés, ont voté, il y a à peine deux aus, eontre cet octroi Téguisé à une compagr'e déjà riche, Le Maitre dit ;: ‘‘ cela sera ”, et, les représentants de la Province de Québec s’inclinent et disent : ‘ Que votre volonté soit faite”,
S'agit-il encore d'accorder $1,440,000 ?.
une autre Compagnie haut-canañienns, le Canada Central, pour lui permettre d'aller rejnndre l8 terminus du Pacifique : des voix patriotiques partent du Bas-Canadña at demandent à nos ministr:3 d'accorder un semblable octroi à une compegnie le chamin de fer de la province €e Québec, le Chemin de far de Colonisation de Montréal, qui offre réellement plus d'avantages pour cette jonction avec le Pacifique, Des promesses formelles sont faites ; mails au moment de législater, le Maitre dit encore “non’”’, et les ministres can2dtens s’inchinent encore et disent ‘“ non ” avec lu,
Le parlement de Québec réclame las droits da notre province par uns adresse ânergique qu’ 1 vote à r’unanimité et qu’il transmet au gouvernement fédéral. Aopelé à réponttre à cette R:quête, le Maitre prétend ne pas l'avoir vue, et charge un de 8-8 fi'è'es, i’Hon. M. Holton, de dire ax CGoïmunes du Canada, que cette reqiè e n’eet que le râle suprême d’un “parlement déshonoré et mortbond”. Et vos ministres bas-canadiens s’agenouil!ent encore et proclament que “ Dieu est Dieu,
et que MacKenzie est son prophète, ” Pourtant cette requête était en parkie l'æuvre de M. Joly, qui, maintenant, ns trouve plus un mot à redire de la conduite de ss chefs dans'la parpétration de cette infamie.
Des millions sont appropriés pour de nouvelles améliorations publiques, pour des havres, des canaux, des jetées etc., etc, dans la Puissance ; on jette en pâiure queiques milli-rs de piastres à la province de Québec, Nos ministres bas-canadiens sont là pour régler le partage et re trouv'nt pas ua mot pour faire rendre justice à leur provinces. \
Voilà ce que nous valons à Oltawa ; voilà ce que vos ministres ont fait de l'héritage de grandeur, de nrospérité et de domination que leur avait léguée Sir George Cartier dans la Confédération !
On mesure la force d’une province, dans le mouvement politique de la Puissance, par l'importance des portefeuilles qu’elle se réserve dans le ministère fédéral, Sir George-Etisenne Cartier avait assuré à notre province le portefeuiile des Travaux- Publics,sous la direction si énergique et si habile de son collègue l'Hon. M Lange.
vin. A lui-même, il s'était réservé celui da la Milice, dont l’importancs palitique était immense enire ses mains. Les Finances étaient administrées par un homme que le Ba:-Canada pouvait réclamer comme ua de ses meilleurs amis, Sr Francis Hincks, actueilement président d'une de nos grandes institutions financières de Montréal.
Aujourd’hui, les iaances, les Travaux- Publics ont eté donnés au Haut-Canada ; la Marine et les Pêcheries sont restées aux provinces maritimes, avec !- Milice qu’elle nous vnt enlevée, La ‘...:nous était restée, comme dernier ‘vice de complalsance au chef libéral, :. . on, qui s’en débarrassa bienid!, ainsi du fardeau trop lou:d dela vie politt ; pour endosser l’hermine, et son suce ur, M. Fourni r, vient de céder cette de, .1ère èpave du pouvoir au maias du chef ambitieux d'On tario, l'Honorable M. Blake.
ll’avoucr. Z- vous p:8 avec mo, me:sieurs, que la page historique de :a prevince de Quebec que l’on ecrit depuis deux ans à Oitawa serait bien t'iste à lire pour ceux qui viendront après noux ?
Voilà, messieurs, comme je résume los travaux,et, par conséquence, la valeur ass deux partis politiques qui ont luiié dans la province depuls vingt-ileux ans.
Vingt ans de combat au parii conserve t ur avaient créé la force et la gloirs de ne
4r province dans la prospérité g‘nérale
tt
mn = —————
ms. Om
de notre pays ; deux ans de pouveir du parti libéral ont scellé pour longtemps notre faiblesse, peut-etre pour jamais notre déchéance. Voià comment j'apprécie l'œuvre des deux partis qui sont actuelle.
ment en face l’un de l’autre, et j: n’ai pas de doute qu’en mettant tout préjugé de côté vous l’apprécierez de même.
On «à parlé souvent d'une fusion possible et désirable des paris politiques pour réunir les forces de la province dans la grande lutte qu'il nous fautra bientôt livrer sl nous ne voulons pas ôtre englqutis tout-à-fait, Cette union a ete arte Jar Sir George Cartier à M. Dorion en 1858, à l’époque ou le Bas-Canada etait encore dans toute sa puissance. Ce compromis, proposé dans l'intérêt de notre province et de notre nationalité, était, nous le savons, 4 franc et sans doi,” comme la noble devi.
se du défunt baronet. Il fut refusé pa” M. Dorion, qui dût céder alors à ca qu’il croyait être l'honneur de son parti.
Si cette uvion était désirable, l'occasion n'etait-elle pas belle pour les libéraux ne l'otfetr à Leur avènement au pouvoir, il ya deux ans? Q ont-ils fait, au contraire ?
Leur presse autorisés n’a cessé alors, coxme ells ne cesse avjourd’hu, de prodiguer l'insulte et l'injura à tout ce que novs avons eu de respecté et de justement hoaoré dars notre parti. CGrolt-on que c’est avec un pare!l systèma de dénigrement pour les hommes et les pouvoirs qui ont gouverné le pays depuis vingt ans, que l'on formera le peuple à des l'tées de rap.
pro‘hsment et de fusion ? Pense t-on que c’est en insulte nt à nos gloires politiques que j’on crééra une tradition qui est la seule science élevée des peuples ? Rien n'échappe à la censure de ces démagogues, pes mêne ce que nous avons de plus sacré dans nos institutions. Le res.
pect du pouvoir est traité d’utopte, et c’est avec de telles notions que l'on prétenu instruire un pèuple. L’instruire pour la révo'ution, out, maïs pour le véritable prog'ès, jamai: ! Pour moi, messieurs, pe:mattez moi de vous ls dire, et ce s°ra mon dernier mot ; js tôplore sincèrement l'abaissement cù nous ont conduits les Joctrines ot les fa'blesses de ce parti soidisant libéral, et je ouhaite à votre comts, comme à notre province, un retour g néral aux saia1ces 1d&s8 conser'atrices, st comme consé qu: nee, l'union de tous les bat-sanadiens qui, lor:qu’ils s'interrogent + se comprenvert bien, ‘ont tous essertisllement oon-.rvat u 8 — (Applautissemens prolongé )
uveir du | MS NO ais notre j'apprécie actuelle. M > n'ai p&s h:| éjugé de
à possible ues pour dans la jientôt li- .
| Pnglqutis | lerie Pbar (4 on 1858, À ji a | El
t encore mproœuis, ovince et > Sa VOns, :
ble devi.
fasé pa jl: | cs qu'il hi | arti.
‘occasion “raux 1e | oir,ilya À j ntraire? | ors, COTrodiguer | que novs (| nent hoque c’est Igrement | qui ont ans, que | de rap. f t-on que olitiques li est la È ? Rien démago- | ; avons de La | £
Le res.
», et c’est ; | prétenu b pour la véritable Ë essieurs, Fr ce sera Ÿ ‘èrement tuits leg varti soitre com a retour vatrices, : tous les rrogent S: esserlau tisse