‹ Le passantChapitre 14 sur 27 · CON · texte numérisé non relu

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SILVIA

J'entends; et vous allez à Florence sans doute”

ZANETTO

Sans doute? Non. Je vais par la; mais, si la route Se croise de chemins qui me semblent meilleurs, Eh bien, je prends le plus charmant et vais ailleurs. J'ai mon caprice pour seul guide, et je voyage Comme la feuille morte et comme le nuage.

Je suis vraiment celui qui vient on ne sait d'ou

EC qui wa pas de but, le poëte, le fou,

Avide seulement d'horizon et d'espace,

Celui qui suit au ciel les oiseaux, et qui passe.

On n'entend qu'une fois mes refrains familiers.

Je n'arrête un instant pour cueillir aux halliers Des lianes en fleurs dont jorne ma guitare, Puis je repars. Jde suis le voyageur bizarre

Que tous ont rencontré, léger de ses seize ans, Daus le sentier nocturne où sont Les vers luisants. Quaud il pleut, je me mets sous l'épaisse feuillée, Et je sors, ruisselant, de la forèt mouillée,

Pour courir du côté riant de l'are-en-ciel.

Ne la cherchant Jamais, je trouve naturel

De wavoir pas encor rencontré la fortune.

Je suis le pélerin qui marche sous la lune,

Boit au ruisseau jaseur, passe le fleuve à gué,

Va toujours et west pas encore fatigué.

SIEVIA.

Et navez-vous songé jamais à faire halte!

Dans cette folle course où votre esprit S'exalte

À rêver le douteux espoir du lendemain, Naez-vous done jamais, au touruant du chemin, Apercu La maison calme, toute petite

Et blanche sous le pampre et sou. la elématite, ec son bon Vieux chien qui dort pres du portail Et sa feuètre dont Seutrouvre le vitrail

Pour montrer le profil pur et le fin corsage

D'une enfant qui vous doune un bonjour au passage!

ZANETTO

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