‹ Le passantChapitre 16 sur 27 · CH · texte numérisé non relu

CH

ZANETTU.

A quoi bon? J'envoyais un baiser et passais.

Et puis, je vous dirai, ma liberté nrest chère. Si jannais, je perdrais cette marche légere; Et, taut que je pourrai, je n'aurai pour furdeaux Que ma plume au bonnet et ma guitare au dos.

vel!

Un amour dans le cœur, &est un si lourd bagag

SIEVIA.

Vous êtes un oiseau qu'on ne peut mettre en cage?

ZANETTO

Jamais.

SIINIA.

Et qui pourtant fera son nid un jour,

N'est-il pas vrai?

ZANETTO

Non, nou. J'ai trop peur de l'amour.

Ahl vous ne savez pas. C'est une douce chose De S'arrèter ainsi qu'un papillon se pose, D'aller, de revenir, si l'on veut, sur ses pas,

EC puis de repartir ensuite, SILVIA.

Ce n'est pas

Le bonheur. Ainsi donc, vous-venez à Florence,

Mais vous n'êtes guidé par aucune espérance.

Vous venez, le hasard vous tenant par la main, Parce que vous avez trouvé doux le chemin, Ou que daus l'air du soir, à votre loi fidèle, Vous suivites de loin le vol d’une hirondelle,

Ou que la brise hier de ce coté souffla!

ZANETTU.

À peu pres.

SILVIA

= Ce nest donc pas tout à fait cela?

Auriez-vous un projel?

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