‹ Le passéChapitre 16 sur 134 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

lîKACOXY

Plaisante à regarder, madame Bellangé.

MAURICE

Pas boulotte, celle-là... d'une maigreur!

BRACONY

On ne sait jamais de quel côte' elle a la poitrine.

MAURICE

En revanche, elle a les mains de Risler lorsqu'elle est au piano.

DOUIXIOUK

J'ai à causer avec elle... Odile, arrange-toi pour avoir des gâteaux, car la petite Hélène viendra sans doute rejoindre sa mère.

BRACONY, à Dominique.

Vous avez l'air de comploter quelque chose, vous!

MAURICE

Une bonne action, probablement.

Bonne, je n'en suis pas très sûre.

Est-ce que par hasard vous songeriez à réconcilier Bellangé et sa femme?

IlOJHNlgCE

L'idée n'est pas de moi.

BRACONY

De qui, alor.s?

MAURICE

De M. liellangé?

DOMINIQUE

Lui-même.

braCony Vous l'avez revu, ce sculpteur de quatrième ordre?

DOMINIQUE

Soyez respectueux pour mon maître .

BRACONY

Il vous a donné d'excellents conseils, j'en conviens.

DOMINIQUE, à Maurice.

C'est avec lui que j'étais hier matin, quand je n'ai pas pu vous recevoir. Comme il a vieilli, le pauvre garçon! Tout de même, il y avait près de cinq ans que nous n'avions causé ensemble.

BRACONY

Depuis son histoire?

DOMINIoCE

Depuis, nous étions restés étrangers l'un à l'autre, lui par gêne et moi par froideur.

BRACONY

Il vous a fait le récit de ses bêtises?

DOMINIQUE

En pleurant.

MAURICE

L'heure du repentir a sonné.

BRACONY

Maintenant que sa maîtresse l'a quitté, il a du remords d'avoir lâché sa femme.

Page 1